06/09/2007

M. Blocher me fatigue...

Bonjour à toutes et à tous,

partant du principe que se taire revient à cautionner, il est temps de réagir.

Notre conseiller en charge du département de justice et police commence largement à déborder, de là lui signifier qu'il ne bénéficie pas du soutien inconditionnel d'un peuple de moutons...

Les affiches de son parti, au-delà de leur caractère raciste ou non, me pose un vrai problème de fond. En effet, pour un parti gouvernemental le message est on ne peut plus clair : nous, Suisses, sommes des moutons.

N'en déplaise aux partisans de l'UDC, si eux ne voient aucun inconvénient à être traités de moutons, personnellement ça me dérange qu'on me prenne pour un "con", n'ayons pas peur des mots.

La forme me dérange.

Au delà de la forme, si le parti de notre chef du département de justice et police, pense sérieusement résoudre l'insécurité en renvoyant quelques étrangers chez eux, c'est très bien... cependant, cela n'augmentera pas le nombre des fonctionnaires de police sur le terrain.

Sur le fond l'UDC nous jette un peu de poudre aux yeux, manoeuvre purement politicienne qui ne résoudra en rien le problème du sentiment d'insécurité.

A ce propos, on se demande comment M. Blocher, avec les pitoyables résultats qui sont les siens en matière de sécurité, se permet de rester au gouvernement et son parti défendre une incompétence qui influe sur nous tous vu qu'il s'agit de notre sécurité au quotidien.

Depuis que ce Monsieur est en charge du dit département, les Suisses ne se sont jamais sentis moins en sécurité, n'y a t'il pas là un paradoxe entre les propos d'un parti qui se veut la pierre angulaire de la sécurité et les résultats médiocres obtenus par son fer de lance médiatique ?

Rendons à César ce qui lui revient, M. Blocher est un homme d'affaire accompli et talentueux, sa place est donc aux affaires et non à la gestion de notre pays.

Non Messieurs de l'UDC, tous les Suisses ne sont pas des moutons et leur sécurité dépend d'abord et avant tout du nombre d'agent en charge de leur sûreté, des magistrats, des places dans nos prisons.

Virer quelques étrangers indélicats ne changera rien au fond du problème, à savoir... l'abandon par l'Etat de son rôle de garant de notre constitution.

Plus de gendarmes dans nos rues, des postes de police ouverts jour et nuit, une justice plus rapide, des prisons adaptées et surtout moins de blabla politiciens.

Je le disais, les frasques de M. Blocher me fatiguent car en attendant les moutons c'est nous.

Bien à toutes et à tous,

Stéphane V.

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