16/11/2007

A Bâle on réinvente la roue ;o)

Bonjour à toutes et à tous,

 

ce matin, je découvre les titres de mon journal préféré et parmi eux une perle :

 

Lire l'article ?

 

En le lisant, je me demandais si nos compatriotes Bâlois(es) n'étaient pas en train de réinventer la roue... Preuve s'il en est, qu'en Suisse tout est possible.

 

Non, quand même... pas réinventer la roue... le principe de la roue étant indispensable à l'Humanité et mère de notre avancée technologique et sociale.

 

Disons plutôt, une réinvention complète du principe du "bélier", développé à la base pour forcer une porte, une fortification, à la différence dans le cas présent que celui - là de bélier enfoncera des "portes grandes ouvertes"... mais sous une appellation très "in", jugez plutôt :

 

"Risk Assessement" :o)

 

Impressionant non ? Surtout que derrière cet anglicisme, il s'agit d'analyser les causes qui ont conduit un prévenu à comettre un délit, un crime... pour prévenir un risque de récidive.

 

Je cite l'excellent article de Monique Keller disponible ici  et s'il vous plait tenez vous bien, nos amis bâlois ont fait une découverte qui va résoudre la criminalité car ils ont enfin détecter la / les causes, voilà l'extrait qui vaut de l'or, je pèse mes mots :

 

 «Le but est de chercher les causes d'un délit, c'est-à-dire d'établir un diagnostic, et puis de proposer des remèdes pour éviter sa répétition», a expliqué hier Guy Morin, chef du Département de justice de Bâle-Ville. «L'expérience montre que l'alcoolisme, la toxicomanie ou l'endettement sont des facteurs criminogènes», souligne Dominik Lehner, responsable du Service d'application des peines.

 

Dans le genre : "Bonjour les Neuneu"...  là nos amis du canton de Bâle font très fort...

 

Ce qui me rassure c'est que les gens qui ont fait ces déclarations fracassantes de nouveautés, clairvoyantes, en avance sur leur Temps, sont des vrais professionnels du domaine.

 

Moi qui pensaient naïvement que tout est rose dans notre pays : "Au pays de Heidi...", que tout va bien, que nous n'avons aucun problème, que tous sommes millionaires, alors pourquoi tant de violence ?

 

De là, on comprend mieux pourquoi nos politiques vivent en léger décalage avec le quotidien des Suisses.

 

Promis, j'essaie d'arrêter mon fou rire, parce que là, je vous avoue, je suis PTDR :o)

 

Et on y arrive facilement en lisant la fin de l'article :

 

Pour mettre en place cet essai qui doit durer deux ans (2008 et 2009), le gouvernement de Bâle-Ville demande au parlement un crédit de 1,2 million de francs. Le canton espère une subvention fédérale qui pourrait couvrir jusqu'à 80% des coûts.

 

 

Evidemment, une telle avancée a un coût : 1 million 2  dont 80 % que devrait supporter la Confédération, nous quoi...

 

Ce soir je m'endormirai moins con... et surtout rassuré, nos politiques peuvent enfin analyser les causes principales de la criminalité et y opposer des réponses politiques.

 

Clap, clap, clap... ("applause" pour utiliser un autre anglicisme ;o)

 

Bien à toutes et à tous,

 

Stéphane

 

 

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