10/12/2007

Armes d'ordonnance... On tourne en rond...

Bonjour à toutes et à tous,

 

il y a quelques jours, je commentais un billet de M. Hugues Hiltpold concernant les armes d'ordonnance. Lire l'article ?

 

Aujourd'hui, on lit que notre Présidente se prononce pour que les armes d'ordonnance soient déposées à l'arsenal.

 

Oui mais, M. Soli Pardo rappelait les tenants et les aboutissants des tirs obligatoires dans son billet disponible ici.

 

Donc, la solution intermédiaire qui pourrait satisfaire tout le monde pourrait se trouver dans le dépôt à l'arsenal de la culasse des fusils d'assaut, le fusil quant à lui pourrait rester en main des soldats car totalement inutilisable sans culasse.

 

Pour les tirs obligatoires, les sociétés de tir n'auraient donc qu'à fournir des culasses permettant ainsi de maintenir le niveau de tir de nos soldats de même que les réglages indispensables de l'arme.

 

Les culasses prennent nettement moins d'espace et sont stockées dans des malettes faciles à transporter et donc logistiquement c'est la seule proposition réaliste.

 

Quoi qu'on en dise, malgré les tragédies que nous avons connues, je doute que l'interdiction de l'arme d'ordonnance résoudra les problèmes de violence de notre société, les cas psychopathologiques dont le passage à l'acte ne sera que retardé, un humain ayant décidé de tuer, le fera.

 

Mais bon, il est bon d'interdire... dans notre société de plus en plus irresponsable.

 

Déresponsabiliser, comme nous le faisons, rend le citoyen de moins en moins libre.

 

Aux détracteurs des armes... je leur dirai simplement que la voiture tue bien plus que toutes les armes réunies du pays et on ne l'interdit pas pour autant .

 

Au titre de père de famille, quand mes enfants sortent jouer, j'ai plus peur qu'il ne leur arrive un accident de voiture, de se faire embarquer par un pédocriminel que d'être les victimes d'un soldat devenu fou...

 

Et vous ?

 

Bien à toutes et à tous,

 

Stéphane 

 

 

Commentaires

Peur ou pas peur, la question n'est pas la : les armes de guerre non rien à faire dans nos foyers, qu'elle reste à l'arsenal !

Écrit par : Dji | 10/12/2007

Bonjour à toutes et à tous,

Bonjour Dji,

logistiquement parlant stocker plus de 300'000 fusils pose de simple problèmes logistiques. C'est complètement irréaliste et pratiquement irréalisable en matière de gestion.

Le dépôt de la culasse semble bien être la seule option techniquement applicable.

Quant au fond de la question, l'esprit rationnel saura constater que le tabac, la voiture, le cholésterol, tuent bien plus que les armes et là personne ne dit rien...

De plus, je me répète, mais un psyché d'assassin passera à l'acte un jour ou l'autre, fusil d'assaut ou pas.

Le fusil n'étant que l'extension du désir morbide.

Une telle mesure ne résoudra rien et si le sujet n'était pas aussi sérieux, j'en prendrais le pari aujourd'hui.

Le problème est ailleurs, mais bon nos politiques ont l'habitude de se donner bonne conscience avec des mesures inutiles.

Bien à vous Dji,

Merci pour votre commentaire,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | 10/12/2007

Bonjour Monsieur Stéphane,

L'idée est séduisante, et permettrait sans aucun doute de remédier à un des inconvénients que j'avais relevés si les tirs hors service étaient effectués avec des armes de prêt, celui du réglage personnalisé des armes individuelles, qui ne pourrait ainsi se faire.

Il faudrait creuser l'idée, elle est peut-être réalisable dans le cadre de la menace actuelle, qui est essentiellement de nature terroriste. Les quelques heures nécessaires pour que les culasses retrouvent leurs fusils doivent être évaluées en terme de rapidité de mobilisation et de risques courus par les soldats sur le chemin entre leur domicile et leur place de mobilisation.

Bonne Escalade à tous.

Écrit par : Soli Pardo | 11/12/2007

Bonjour à toutes et à tous,

Bonjour M. Pardo,

effectivement cette idée permet une logistique plus simplifiée et répondrait aux éventuels besoins d'équiper rapidement une troupe en cas d'attaque terroriste, d'alerte, etc...

Rapidité et mobilité.

Les arsenaux n'ayant qu'à transporter quelques mallettes, nos officiers et soldats étant bien entraînés, il n'y a aucun doute sur la faisabilité. Même si il faudrait planifier des tests "grandeur nature" pour évaluer l'ensemble d'une telle mise en place.

Et comme vous le soulignez, elle conjugue aussi les indispensables réglages par les tirs obligatoires et le souci de sécurité qu'une partie de nos concitoyens expriment.

Merci pour votre commentaire,

Bien à vous M. Pardo,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | 11/12/2007

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