14/12/2007

Blocher éjecté... après l'euphorie, une réflexion...

Bonjour à toutes et à tous,

 

L'éjection de Christophe Blocher semble satisfaire beaucoup de monde...

 

Cependant, les élections du 21 octobre auraient dû nous apprendre une chose, surtout que la campagne de l'UDC était claire, en votant UDC, les votants soutenaient C. Blocher.

 

28,8 % des votants, soit environ un Suisse sur 5, a donc consciement choisi l'UDC en connaissance de cause...

 

Le combat des idées "Blochériennes" aurait dû se mener durant la campagne et non au parlement. C'est durant cette même campagne qu'il aurait fallu signifier par une argumentation claire une opposition à ces mêmes idées, éventuellement sur les résultats du Conseiller Blocher, comme je l'ai fait.

 

J'ai grandit avec l'idée que la démocratie est un joyau devant lequel je devais m'incliner, en démocratie on ne combat pas un homme, mais ses idées et il faut le faire à visage découvert, oser l'affronter de face, dire haut et fort sa conviction et dans la mesure du possible convaincre les gens autour de soi... comme j'ai essayé de le faire.

 

Durant toute la campagne des élections fédérales je n'ai eu de cesse de pointer certains faits, d'exposer mon désaccord avec la ligne de l'UDC... les citoyen(ne)s eux ont voté eu leur âme et conscience, je ne partage pas leur choix, ni les idées que ce même choix sous entend. Mais je m'incline.

 

Evincer Christophe Blocher comme cela a été fait par d'habiles manipulations politiciennes ne changera pas deux vérités difficiles à entendre :

 

  1. 1 Suisse sur 5 partage les idées de Chritophe Blocher et les manipulations sus citées ne vont qu'entraîner un rejet de l'autorité politique pour leur déni de démocratie.
  2. C. Blocher aurait dû être laminé durant les fédérales, car maintenant il est d'autant plus fort parce que libre.

 

En tant qu'opposant aux idées de M. Blocher, je devrais me réjouir de cette éjection... mais malheureusement, cette éjection ne correspond pas au respect de la volonté démocratique exprimée dans les urnes. Qu'on soit pour ou contre l'UDC, qu'on apprécie ou non M. Blocher, il fallait faire le nécessaire avant les élections et non magouiller en secret sous la coupole, donnant au simple citoyen(ne) l'impression, une fois de plus, que les politiques ne respectent pas leur choix.

 

Il n'y a pas de quoi se gausser et faire les fiers, Mesdames, Messieurs, parce que c'est un déni démocratique comme nousen constatons de plus en plus.

 

Bien à toutes et à tous,

 

Stéphane

 

PS. Que celles et ceux qui douteraient que j'ai probablement été l'un des plus virulent opposant à M. Blocher, n'auront qu'à lire mes premiers billets... les dates témoigneront de ce qui précède.

Commentaires

Ce n'est pas un déni démocratique. Attention, M. Blocher a laissé habilement sous-entendre que le peuple l'élisait en choisissant ses représentants aux chambres fédérales. Ces derniers ont procédé à l'élection selon la constitution dont les règles ont été démocratiquement définies et respectées. Même si l'issue de ces élections peut laisser un goût amer à certains, il est tout à fait faux de désigner par «magouille» ce qui fait partie du jeu politique.
Ne pas oublier que par le passé, la gauche a subi le «diktat» de la majorité bourgeoise…

Écrit par : babibouchette | 14/12/2007

28% C'est plus près d'un suisse sur 3 que d'un suisse sur 5... Ca fait peur mais c'est comme ça...

Écrit par : Le mouton noir | 14/12/2007

Bonjour à toutes et à tous,

Bonjour babibbouchette,

Bonjour Le monton noir,

Babibouchette, ce qui est du respect du "jeu" politique , nous sommes parfaitement d'accord, mais ce sont bien des "magouilles", aller, pas magouilles, copinages entre partis sous la coupole... Les citoyen(ne)s pour ou contre Blocher s'en rendent bien compte.

Dans le même esprit, c'est mathématiquement bien un Suisse sur 5 qui a voté pour l'UDC car 28'8 % avec un taux de participation de 48,8 % des Suisses en age et en droit de voter cela représente mathématiquement un peu moins d'un Suisse sur 5 mais quoi qu'il en soit, l'UDC est le premier parti de Suisse.

L'esprit de mon billet est ailleurs...

Merci pour vos commentaires,

Bien à vous,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | 14/12/2007

Les gens ont-ils voté UDC le 21 octobre pour que M. Blocher soit élu alors qu'il n'était même pas sur les listes? Alors pour être juste, ôtons du 28% tous ceux qui ont voté pour l'aille non Zurichoise du partie...combien cela fait? Et si en fait l'UDC n'était pas le premier parti de Suisse?

Écrit par : Humbert | 14/12/2007

Puisqu'on fait des calculs d'apothicaire 29, 7% de 48, 8% ça fait 14.5 soit plutôt 1 suisse sur 7. Qu'est-ce qu'on s'marre...

Écrit par : azrael | 14/12/2007

Bonjour à toutes et à tous,

Bonjour Humbert,

A défaut d'être sur les listes, il faut bien reconnaître qu'il était partout en Suisse, même l'une de mes filles s'est demandée si il était Genevois...

En fait, M. Humbert, ce qui me fait plus peur que les 28,8% de l'UDC... ce sont les 51,2 % qui ne votent plus.

En fait, aucun parti n'est le plus grand de Suisse car aucun d'eux ne dispose d'une réelle majorité.

Le plus grand parti de Suisse est bien le CQEOMDSDAUPR (Ceux qui en ont marre de se déplacer aux urnes pour rien)

Voila la leçon que les politiques devraient entendre...

Bien à vous M. Humbert,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | 14/12/2007

Le 3 mars 1993, Matthey est élu au Conseil fédéral mais renonce à son élection en raison du manque de soutien de son parti et à la suite de manifestations et de pressions féministes. Une semaine plus tard, Ruth Dreifuss est élue. Ce cas de figure est unique au XXe siècle.
Mais pour Schlumpf c'est pas le cas. Pourquoi????????????????
Vive la politique Suisse. Bravo à Stéphane sur le CQEOMDSDAUPR

Écrit par : Degrego | 14/12/2007

Félicitations pour votre analyse, je nuancerais cependant en disant que seuls les parlementaires PDC, Radicaux et Libéraux n'ont pas respectés, en tout cas pour certains d'entres eux, les électeurs qui les ont élus. N'oubliez pas que les partis se disant de centre droite font appel aux électeurs UDC pour être élu...

Écrit par : vondach | 15/12/2007

On peut palabrer tant qu'on veut, mais le sourie est de rigueur quand on voit le botteur de mouton noir botté à son tour. Tout ce qui exprime une opposition aux fantasmes blocheriens est un signe d'espoir pour ceux qui refusent de voir le racisme devenir la norme.du citoyen ou le drapeau d'un pays.

Écrit par : Mario | 17/12/2007

Bonjour à toutes et à tous,

tout d'abord merci pour vos commentaires.

Quant à sourire en ce qui concerne l'éviction de M. Blocher... nous n'avons pas la même conception de la démocratie.

Aussi... Il est certain que pour les opposants à M. Blocher ayant pris le temps d'étudier leur adversaire, cette éjection est une erreur tant sur la forme, que sur le fond.

A titre purement personnel, j'ai été un opposant virulent à ce dernier durant la campagne, mais aujourd'hui, les copinages entre partis sous la coupole, me dérangent bien plus que M. Blocher.

Et je suis certain de ne pas être le seul... mais ce qu'en dit un simple citoyen, les élus s'en préoccupent ils ?..

Bien à vous,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | 17/12/2007

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