29/04/2008

A Genève on fascise l'école...?

Bonjour à toutes et à tous,

il y a quelques jours, ma fille me fait signer une information du cycle d'orientation qu'elle fréquente...

Bla, bla, bla...

les élèves qui ne seraient pas vêtu de manière décente...

Bla, bla, bla...

Persuadé qu'on parle ici de "fringues propres" et d'une tenue d'ado plus au moins respectueuse.

Quelques jours plus tard, je discute avec mon aînée, là elle m'apprend qu'en fait, le cycle se donne le droit de renvoyer un élève chez lui si par exemple il ou elle porte une "tête de mort" (drapeau des pirates), avec un message contraire à la morale, ou encore une minijupe, etc...

En résumé une très large palette totalement subjective.

Là évidemment ça me pose un problème, de deux choses l'une, ou l'on autorise les jeunes à se vêtir comme bon leur semble, ou alors on décide d'uniformiser l'habillement.

Parce que ce genre de décision arbitraire et subjective propre à chaque professeur ça me dérange.

C'est une porte ouverte à toutes les dérives et chaque fois qu'on se prend à la liberté de tout un chacun, ça me pose un problème.

Alors j'aimerais beaucoup, Mesdames, Messieurs, lecteurs et lectrice de ce blog, avoir votre avis :

Seriez vous, comme moi, pour l'uniformisation des tenues de nos adolescents ?

Bien à vous,

Stéphane

 

 

20:17 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (20) |  Facebook |

Commentaires

Bonjour Stéphane,
Vous posez là une bonne question. Les vêtements des adolescents? Vaste sujet... A priori tout un chacun serait favorable à ce qu'ils s'habillent comme ils le souhaitent. Mais il y a la question des modes, inséparable de celle des marques. Combien de parents voient leur budget fondre dangereusement à cause d'une paire de baskets ou d'un sac griffé qu'il faut absolument porter cette année pour ne pas être exclu ou moqué? Aussi, il y a le problème des tenues plus adaptées à une journée au bord de la mer qu'à une salle de classe, des habits déchirés ou sales. Sans oublier les signes religieux ou politiques, qui n'apportent que le malaise ou la querelle. On peut se dire que l'école n'est pas un lieu où l'ego et les lubies personnelles doivent s'exprimer. Après tout, l'école doit apprendre aux élèves à respecter les autres, et les caprices vestimentaires et l'obsession des marques vont souvent de pair avec une attitude arrogante ou agressive. A quoi servirait alors la liberté de s'habiller comme on veut si elle devait s'accompagner d'un apauvrissement intellectuel et d'un concours de bigoterie ou de vulgarité? Où est la créativité, si tout le monde suit la même mode? L'école doit fixer des limites, tout simplement parce que ces limites sont aussi dans l'ensemble de la société, et l'école n'est pas un pays de conte de fées coupé de la réalité. Mais où met-on les bornes? Dans tous les cas, le professeur devrait être dégagé d'une telle responsabilité, ne serait-ce que pour éviter de se retrouver avec des situations absurdes (ce qui serait interdit dans une classe serait permis dans une autre). Un retour de l'uniforme? Cela se fait toujours au Japon, où les collégiens/nes portent des tenues de marin, et cela ne les empêche nullement, après l'école, de s'habiller avec une belle extravagance, en imitant parfois les personnages des dessins animés ; c'est sympathique et original, et c'est ainsi que l'uniforme symbolise la différence essentielle entre la vie publique et la vie privée.

Écrit par : Inma Abbet | 29/04/2008

Bonjour à toutes et à tous,

Bonjour Mme Abbet,

votre commentaire me rassure, je pensais être le seul à me poser des questions.

Entre les envies et le besoin de s'affirmer à travers une tenue vestimentaire, je me disais qu'au lieu d'interdire tel ou tel vêtement, il vaut mieux obliger l'ensemble des ados à utiliser un uniforme...

Parce que je trouve inadmissible de devoir adapter la garde robe de mes enfants, qui sont libres de porter ce que bon leur semble dans la limite de l'acceptable, pour convenir au desiderata arbitraire et subjectif des professeurs.

Le seul moyen, entre l'attente des enseignants et la liberté des ados, c'est l'uniforme.

Merci pour votre commentaire,

Bien à vous,

Stéphane


PS. Vous me permettrez un compliment ? vous êtes ravissante, voilà pour vous @}>---,--'--,---'-,---'- (Une rose numérique)

Écrit par : Stéphane | 29/04/2008

OUI. Absolument d'accord avec vous, d'autant plus pour l'avoir vécu. L'uniforme représente l'appartenance à un lycée, collège, une fierté difficile à comprendre, dans un monde scolaire, sans compétition.
Plus le niveau d'un collège est haut, plus la fierté d'y appartenir est grande.
De plus, au vu de l'uniforme, les discussions ne portent plus sur "t'as acheté ça où ?"..."ça t'as couté combien ?"...

N'oublions pas que l'école c'est le Temple de la Connaissance et que ce n'est pas pour rien que l'on dit, "maître"...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 30/04/2008

Imposer l'uniforme, ce n'est pas la solution. Les ados ont le droit de s'exprimer par le biais de leur habits, je n'y vois rien de mal. Sauf, si cela devient indécent (nombril visible, string dépassant, message intolérent, etc....).

Il existe des règlements selon les établissements scolaires. La moindre des choses serait que les parents s'y intéressent un peu, et ne laissent pas sortir leurs mômes lookés n'importe comment. Dans certains cycles les élèves qui sont jugés mal habillés doivent mettre un grand T-shirt imposé par la direction. Cela me semble être une bonne solution.

Écrit par : Riro | 30/04/2008

Bonjour à toutes et à tous,

Bonjour M. Dumitrescu,

Bonjour Riro,

M. Dumitrescu vous avez bien raison... la compétition scolaire genevoise du secondaire fait sourire... :o)

Riro, mon problème se situe bien dans le fait que la décision de renvoi d'un cours, pour mauvaise tenue vestimentaire, est absolument arbitraire et subjectif.

Dans une école qui se permet de juger les mômes sur leurs fringues, mais dont sa direction s'oppose au dépistage du THC dans les urines... (infrarouge hier soir), on "flic la tenue vestimentaire" mais pour on ferme les yeux sur leur consommation de hash ?

Aucune cohérence... la consommation de THC avant et pendant les cours est nettement plus dommageable pour le parcours scolaire que la tenue vestimentaire.

Sauf dans le privé où l'on peut trouver des élèves en uniforme et où sont pratiqués les tests urinaires en cas de suspicion...

L'école de la République voulue par Chavanne doit se sentir bien orpheline.

Bien à tous,

Merci pour vos commentaires,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | 30/04/2008

"Aucune cohérence... la consommation de THC avant et pendant les cours est nettement plus dommageable pour le parcours scolaire que la tenue vestimentaire."

TOTALEMENT d'accord avec vous.
A ce sujet, Charles Beer, pour ne pas le nommer, nous a bien montré son incommensurable incompétence, crasse...se basant pour refuser ces mesures, sur des statistiques qui démontrent une baisse de la consommation...mais voyons, bien sur, vu que la consommation baisse d'elle-même pourquoi faire des efforts volontaires...
Dans cette "couveuse", ( collège, écoles ), il espère coopter des futurs membres, électeurs, voir même des élus..."vous voyez bien que seul le PS vous garantit vos libertés individuelles"...

Se poser la question: "mais quand le PS, va changer de cap"...est totalement inutile, cela n'arriveras jamais...et c'est bien dommage.

Monsieur Charles Beer, sachez que vous m'avez totalement dégouté de l'idée de devenir un jour parent. ( Monsieur, pour autant que l'on puisse vous nommer ainsi, utiliser un autre terme me brûle les doigts, mais la peur du modérateur, moi, me calme...).

Avoir un jour un enfant, que je ne pourrais pas corriger ( lorsque c'est mérité ), ne me réjouis guère.
Un bon passage à tabac en bonne et due forme sur une longue durée...30 minutes, au minimum...privation de tout ( en cas grave et de récidive ), ce droit là...m'est interdit.

Je ne vois, dès lors, aucune raison de mettre au monde un mioche, qui un jour me tueras de ses mains...oui, oui...( source: http://www.tdg.ch/pages/home/tribune_de_geneve/l_actu/geneve_et_region/detail_geneve/(contenu)/221768 )

"Selon nos informations, la victime, qui habitait le quartier depuis quelques années, aurait été rouée de coups par son fils."

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 30/04/2008

Il y a longtemps que l'uniforme devrait être obligatoire dans les écoles car, comme à l'armée, la différence de classe est gommée. Cela permettrait aux enfants de condition modeste de ne pas passer pour des parias par rapport aux "gosses de riches" ! Cela n'empêche pas d'étudier et, de cette façon, tout le monde est sur un pied d'égalité.

Écrit par : Octave Vairgebel | 30/04/2008

Bonjour à toutes et à tous,

Bonjour M. Dumistrescu,

Bonjour M. Vairgebel,

M. Dumistrescu, j'ai la chance d'avoir des enfants à qui je laisse toute liberté dans le privé, afin qu'elles acceptent la discipline de l'école.

Je suis contre l'atteinte physique, fessée ou autre... elles font du Karaté dans le meilleur club de Genève... et comme j'ai la chance d'être au delà de la ceinture noire, chaque fois que j'ai un différent avec elles, je leur propose un "combat" sur le tatami avec les protections... les mains dans le dos...

Le respect s'impose alors car elles refusent...

Effectivement, avoir des enfants demande beaucoup d'attention et de patience, mais surtout de les comprendre, tout en leur démontrant que le respect s'impose.

J'ai la chance que mes deux enfants scolarisées font partie de l'élite scolaire, mais en dehors des cours... elles sont libres d'écouter la musique qui leur plait, de s'habiller comme bon leur semble, de jouer. Le respect s'impose par le sport, le savoir, et cette patience qui font les parents.

Personne n'a le "Saint Graal" de l'éducation, mais l'émulation par les résultats scolaires et sportifs, rejoignent ce que M. Vairgebel dit dans son propos, peu importe l'extérieur... c'est l'intérieur qui prime.

Avec l'uniforme, les ados seraient obligés de se surpasser par les résultats et non par une course à la marque pour appartenir à une pseudo élite décidée par quelques commerciaux trop bien payés.

Quant à M. Beer, il devrait se contenter de jouer au golf...

Marre de ses expérimentation sur nos enfants, marre aussi de sa "mollitude" qui n'a rien résolu, pas plus qu'elle n'a apporté quelque chose à l'instruction de nos enfants. Appliquant le principe de Peters à la lettre, il a fait de l'école de genevoise, une fabrique à nullité.



Bien à tous deux,

Merci pour vos commentaires,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | 01/05/2008

Bonjour à vous, Stéphane,

Ce n'est pas vos explications qui vont me "soigner" du profond dégoût que j'ai envers ce prétendu monsieur, Charles Beer, lequel, si je le rencontrait un jour, gare aux claques...
Je pense être capable d'éduquer un enfant, mais pour quelle société, celle des socialistes, qui vont me le "voler" ?
Non, décidément et plus que la haine raciale nazie n'a pas marché, la haine des classes des communistes non plus, on s'attaque maintenant carrément avec la haine de l'espèce humaine, aux parents, aux couples, à l'homme destructeur de l'environnement...
Détruire l'autorité ( parentale, militaire, policière ), voila le but en soi des socialistes, anti-militaristes...quant aux écolos ( néo-marxistes ), c'est l'activité humaine qui est mise en cause.
Je ne dis pas pour qu'il faut arrêter de trier ses déchets, arrêter le recyclage, etc.
Je veut tout simplement dire, que pour parler du réchauffement de la planète, qu'ils prennent en compte AUSSI, les événements naturels indépendants de la température, comme les volcans, par exemple...les mouvements tectoniques des plaques continentales...


Bien à vous,
Victor

P.S. ( merci d'avoir publié mon message antérieur, avec C.B., j'assumerais mes propos devant n'importe quelle autorité...)

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 01/05/2008

"Quant à M. Beer, il devrait se contenter de jouer au golf... "
Syndicaliste endimanché mou et lâche, il n'a fait que merder au sujet de l'école! Aucune grandeur ne caractérise son règne, effectivement. Il s'en fout et attend juste que la machine le réélise.
Un peu de justice, que diable !!

Écrit par : Micheline | 01/05/2008

Bonjour Stéphane, bonjour tout le monde,

Il me semble qu'il y a un grand mélange dans les propos ici:

"Dans une école qui se permet de juger les mômes sur leurs fringues, mais dont sa direction s'oppose au dépistage du THC dans les urines... (infrarouge hier soir), on "flic la tenue vestimentaire" mais pour on ferme les yeux sur leur consommation de hash ?

Aucune cohérence... la consommation de THC avant et pendant les cours est nettement plus dommageable pour le parcours scolaire que la tenue vestimentaire."

Je suis totalement d'accord avec vous concernant la grave nuisance d'une consommation de cannabis avant et pendant les cours. En même temps, un dépistage ne permet pas de savoir si la consommation remonte à une heure ou à une semaine. Par conséquent, un dépistage ou test n'est d'aucune utilité pour ce qui nous intéresse, à savoir la non-consommation juste avant les cours. Mais d'autres techniques basées sur l'observation et le dialogue font leurs preuves.

Concernant le sujet de ce billet et la tenue vestimentaire: c'est vrai qu'une forme de ségrégation a certainement lieu aujourd'hui sur ce seul critère. Pour autant je ne pense pas que nous puissions simplement postuler que le retour à l'uniforme soit souhaitable.

D'abord parce que l'école n'est pas l'unique endroit dans lequel les adolescents se réunissent: lorsqu'ils sortent le soir ou simplement le weekend, les habits "civils" sont, dans tous les cas, la norme.

Mais aussi parce que même dans le cas d'un éventuel retour de l'uniforme à l'école, les ségrégations et pseudo-élitismes persisteraient en se basant sur la coupe de cheveux, le comportement, et que sais-je encore.

Et puis, il y a eu une expérience pilote à Bâle qui a commencé en 2006 sur l'introduction d'uniformes dans deux classes.

http://news.search.ch/inland/2006-10-17/uniformes-scolaires-testes-a-bale

Malheureusement je n'ai pas réussi à trouver d'articles sur les résultats de ce test. Si vous avez des nouvelles, je suis preneur. Parce que, pour ou contre, toute opinion est respectable, mais il faut voir ce que donne la pratique.

Victor,
Vous me faîtes froid dans le dos avec votre: "Un bon passage à tabac en bonne et due forme sur une longue durée...30 minutes, au minimum...". Je n'ai pas d'enfants non plus, mais je sais quand même qu'une punition est inutile si elle n'est pas pédagogique. Regardez Super Nanny sur M6. Elle n'a pas besoin de fouetter les petits monstres pour parvenir à ses fins. Après, si on est sadique, c'est autre chose.. ;)

Écrit par : Fufus | 01/05/2008

Bonjour à toutes et à tous,

Bonjour Fufus,

si le / la professeur observe ce qu'elle suppose être les symptômes d'une consommation de cannabis, sans test de dépistage, comment la / le professeur pourrait - il / elle, décider d'une mesure ?

Dans ce cas, nous tombons dans le travers inverse, l'impossibilité de prouver une consommation.

Ayant été consommateur assidu durant ma scolarité, une telle mesure m'aurait été bénéfique, c'est une certitude... et c'est bien fort de cette expérience que je serai plutôt pour une telle mesure.

Aussi, si on ramenait l'uniforme à l'école ça fixerait un code vestimentaire clair et aussi une séparation distincte des genres comme le précise Mme Abbet dans son commentaire et que je répète ici :

1) des habits d'école lorsque l'enfant doit étudier

2) la liberté de se vêtir que bon lui semble en dehors des cours

Plus de problème avec l'identification à telle ou telle tendance et toutes les dérives qu'elles véhiculent, les enfants plus aisés et moi aisés sur un pied d'égalité, et un respect par l'obligation de porter un uniforme d'étude, une sorte de : "maintenant, c'est boulot...."

Après le seul de moyen pour un(e) ado de se distinguer, resterait le résultat scolaire... et au delà, comme le disait M. Dumitrescu, la fierté d'appartenir à tel ou tel établissement.

Une émulation par la compétitivité.

Quoi qu'il en soit, il y a un débat nécessaire à avoir sur l'école, parce que depuis que j'ai des enfants scolarisées, j'ai vu toute sorte de "nouvelle super idées psychopédagogiques", des mesures comme celle décriée dans ce même billet, mais rien qui ne m'apparaisse une avancée.

Surtout pour les élèves qui démontrent une réelle capacité d'apprentissage, des mesures pour les faibles, l'arsenal en est rempli... pour les élèves brillants, rien... le vide sidéral.

L'école d'aujourd'hui nivèle par le bas, c'est le principe de Peters appliqué à la lettre.

Notre école et nos enfants méritent que nous ayons un débat de fond sur quels sont les buts à atteindre et quels moyens l'on se donne pour y arriver.

Parce que l'école des cobayes ça suffit.

Bien à toutes et à tous,

Merci pour vos commentaires,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | 01/05/2008

La nullité de Charlemagne est monumentale, sans compter son incompétence crasse dans le traitement beaucoup d’affaires (Hani Ramadan qui a coûté des millions, la formation des Maîtres, les nominations arbitraires, etc.) L'école du généreux Chavannes est bien orpheline. Le PS devrait avoir le courage de le jeter au lieu de s'entêter à sauver la face alors que, très lapidairement :

1- l'école genevoise coule
2- les enseignants sont muselés
et même pas soutenus en cas de violence (ils doivent porter plainte personnellement alors que dans d'autres corps professionnels - TPG, Police - c'est bien évidemment la hiérarchie qui défend un des leurs; cette mesure est en plus illégale car il existe ... un texte depuis 2002 qui va dans ce sens
4- l'esprit ni la lettre de l'Initiative 121, plébiscitée à 76% le 24 septembre 2006, ne sont pas respectés
(a) le système pour choisir des cadres du primaire s’inscrit dans la logique déjà existante: les vieux fidèles à la rénovation (combattue par l’instrument constitutionnel cité) et les copains politiques ou idéologiques
(b) le processus pour la nomination des cadres pour le primaire a été biaisée à maints égards
(c) la méthode socio-constructiviste n’a pas été remplacée par la syllabique
(d) une personne d’ARLE a été désignée pour la représenter à la CDIP (sur sa proposition même)et il n’a même pas fait le nécessaire pour

Intéressé seulement par son élection et la poursuite de sa carrière, il a osé s’exclamer cyniquement et mesquinement au lendemain de son désaveu par la volonté populaire « Pourvu que je sois réélu en 2009 et je change de département »… C’est la honte ! En plus d’un problème de légitimité, de légalité, on peut se demander ce qu'on fout ? Ailleurs, il aurait été acculé à la démission bien avant de pouvoir se représenter (de Gaulle a dû s'en aller, même pour moins que ça) ou éliminé dans la rue.

Y a qu'ici, que les morts-vivants acceptent de se faire chier pareillement!

Quant aux jolies nymphes en tenue sexy, n'exagérons rien. Plus qu'une "volonté" d'annuler les marques et donc les classes sociales, il faut dire que les affaires de pédophilie font fureur. N'importe quelle connerie devient une affaire d'état: une prof à qui on enfonce un classeur dans le c..., on l'accusera d'avoir provoqué alors que des vraies victimes se retrouvent éjectés de l'école publique et envoyés dans une école privée.

Bizarre autant qu'étrange ?!?!??

Écrit par : Micheline | 01/05/2008

Bonjour Stéphane,

"si le / la professeur observe ce qu'elle suppose être les symptômes d'une consommation de cannabis, sans test de dépistage, comment la / le professeur pourrait - il / elle, décider d'une mesure ?"

Et bien simplement parce que son comportement (bavardages ou autres) le justifie.

De toute façon un test de dépistage ne pourra pas prouver que l'élève a consommé pendant les heures de cours. Au mieux un test peut prouver qu'il y a eu consommation dans les 2 à 3 semaines. Il n'est donc pas possible avec ces tests de savoir si l'élève a consommé pendant les cours ou le weekend.

Ces tests sont donc inutiles. Sauf pour un parent, pour savoir si son enfant consomme. Mais dans ce cas, établir le dialogue est certainement préférable.

Quant aux uniformes: auriez-vous été favorable à une telle mesure lors de votre scolarité ?

Écrit par : Fufus | 02/05/2008

Bonjour à toutes et à tous,

Bonjour Fufus,

débattre est toujours un plaisir, alors j'en profite pour remercier chacun d'entre vous de sa participation.

Fufus, vous posez une très bonne question et émettez un avis intéressant sur le dépistage...

Concernant le dépistage, si un(e) professeur remarque un état second et le conforte par un test, il y a là double confirmation... de plus, le dépistage même imprécis, de part la nature même du THC qui se stocke dans les lipides, aurait tout de même un effet disuasif pour celles et ceux qui en consomment occasionnellement.

Sur ce point, j'en ai la certitude.

Quant au dialogue indispensable entre enfants et parents, ce dernier est incontournable, et le dépistage s'inscritait dans une réelle volonté des adultes de bien faire comprendre que le HASH ça tue les études et que sa place n'est pas à l'école.

Concernant l'habillement, à l'époque où je faisais acte de scolarité :o) nous n'avions pas cet éventail de look, dont certains faisant référence à des dealers bling blings flingueurs de flics, à des victimes fashion prêts à tout pour porter une marque fabriquée par des mains d'enfants d'un pays pauvre et surtout... l'école n'intervenait pas dans la liberté vestimentaire de tout un chacun.

Avec la directive que j'ai lue, l'école se permet, à titre totalement subjectif et arbitraire, de juger l'habillement des élèves au point, de se donner le droit de renvoyer un(e) élève ne correspondant pas à ses critères vestimentaires...

Oui, mais... quels sont ils ?

Sans règle claire... c'est la porte ouverte à toutes les dérives et ce en toute subjectivité propre à chacun des professeurs...

On va où ?

Alors l'uniforme, imaginons un pantalon ou une jupe noir avec un pull ou un Tshirt avec l'écusson de l'école..., l'élève s'identifierait durant ses journées à son établissement et ne pourrait se vanter que de ses résultats et non de la marque de son natel, de son pantalon, etc...

Quant à savoir si, à mon époque j'aurais accepté telle mesure, la question que vous posez est mal formulée, car il ne s'agit pas de demander l'avis mais d'imposer une règle de vie claire et commune durant le "temps école".

Une mesure de ce genre présente la conjuguaison des attentes de professeurs qui souhaitent que les élèves soient dans les études, des parents qui en ont marre de devoir casquer 200 CHF pour un pantalon, une paire de chaussures, et le besoin intrinsèque de ramener nos jeunes à une compétition plus saine : celle du dépassement scolaire.

Et notre seule préoccupation devrait bien être celle du résultat scolaire lorsqu'on parle école.

Le monde du travail qui les attend, ne leur demandera pas leur avis, il leur demandera d'être des élites scolaires, répondant à des critères vestimentaires et de savoir vivre élémentaire, et c'est aussi notre rôle en temps que parents et à l'instruction publique de le leur apprendre.

En revanche, en dehors des heures école... alors là... libre à chacun de faire ce que bon lui semble, dans le respect des lois bien évidemment.

Quoi qu'il en soit, il est temps d'avoir une réflexion sur le sujet, parce que l'école ne répond plus à son rôle... et sans le travail quotidien des professeurs nos "chères petites têtes blondes" serainet mal barrées.

Alors j'en profite pour remercier le corps enseignant qui subit les décisions autocratiques d'un département qui ne remplit plus sa mission.

A savoir : instruire nos enfants.

Bien à vous Fufus,

Merci à toutes et à tous pour vos commentaires,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | 02/05/2008

Petite info, peut-être utile...

"Vous vous posez toutes ces questions ou d'autres ?
Vous voulez en savoir plus…

Alors venez à l'une des 6 séances d'informations.
M. Charles Beer, conseiller d'Etat en charge du DIP, participera à chacune d'entre elles.

22 avril 19h15 Cycle du Foron - Thônex
6 mai 19h15 Cycle des Colombières - Versoix
13 mai 19h15 CEPTA Ternier - Pt-Lancy
27 mai 19h15 Centre de Geisendorf - Servette
3 juin 19h15 Collège de Saussure - Pt-Lancy
10 juin 19h15 Collège de la Florence - Conches "

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 02/05/2008

Bonjour, Bonsoir,

Vos arguments sont tous très intéressants mais je ne pense pas que gommer les inégalités entre les personnes de différents milieux soit une bonne solution. On le sait, rien n'est égal dans le monde et si on veut masquer cela, c'est fermer les yeux sur quelque chose d'important qui nous touche tous. Il serait plus intelligent de combattre ces inégalités au lieu de les masquer.


P.S. Je voulais vous remercier car vos commentaires m'ont beaucoup aidée et grâce à vous j'ai pu réunir des arguments intéressants pour ma dissertation de demain!
Ce sujet m'a beaucoup intéressée car comme je suis lycéenne, il me concerne particulièrement.
Désolé si je ne m'exprime encore très bien mais j'y travaille! L'école est faite pour ça!

Merci et bonne soirée

Écrit par : Alice | 18/06/2008

Bonjour à toutes et à tous,

Bonjour Alice,

eh bien !!!??? qui aurait imaginer que ce billet fusse une source de dissertation pour une lycéenne...?

Avoir l'avis d'une personne vivant cette situation est toujours intéressant et votre point de vue est absolument vrai dans le fond.

Malheureusement, le monde dans lequel nous vivons se nourrit des inégalités, et l'école est justement l'endroit où tout élève est égal face au savoir que lui transmet son / ses professeurs. L'endroit où il pourra se construire, apprendre et se développer.

Quant à votre manière de vous exprimer, rassurez - vous, dans quelques années nous vous retrouverons à la tribune d'un rectorat d'université :o)

Bien à vous Alice et bonne chance dans la poursuite de vos études,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | 19/06/2008

Il est indispensable que les directeurs des cycles et des collègs prennent des mesures sur le comportement vestimentaire des filles et garçons. A cet égard, cela va dans le sens de la protection de la jeunesse. Certains attitudes vestimentaires sont inappropriées. Que chacun les exprime en dehors de l'école pendant leurs loisirs.
Autre point :
Aux Etats unis, les directeurs des écoles ont même la possibilité de fouiller (devant témoins) les casiers des élèves surtout pour les problèmes de drogue. Tous les parents signent une décharge en ce sens et ne commencent pas à philosopher sur la question du "tout contrôle" car c'est pour la protection de la jeunesse ....Genève devrait prendre cette mesure aussi car dans le CO et les collèges, le haschish et autres stupéfiants circulent librement. Bien sût il ne faut pas oublier que les dealers sont là en vente directe dans les rues de Genève.

Écrit par : demain | 19/06/2008

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