05/08/2008

Nos otages vont bien...

Bonjour à toutes et à tous,

18ème jour de captivité en territoire libyen pour nos deux compatriotes.

Nous pensons à vous et nous ne vous oublions pas

 18.jpg

Eh oui, 18 petites barettes écrites avec un morceau de charbon...

Les jours passent et plus personne ne nous donne de nouvelles de nos ressortissants.

Si cette mésaventure vous arrivait, pensez - vous que vous seriez heureux de savoir qu'on ne parle plus de votre situation aux infos ?

Avons nous tellement l'habitude d'avoir des concitoyens retenus dans un pays, contre leur volonté, que ce simple fait ne fasse pas les faits divers ?

Notre gourvernement, fidèle représentant de notre volonté souveraine, comme on le constate, ne devrait-il pas se fendre d'un bulletin quotidien, nous informant, sinon des avancées diplomatiques, des conditions dans lesquels vivent nos deux otages ainsi que le personnel de l'Ambassade confronté à une situation difficile ?

Où est-ce à moi, simple pékin, de vous transmettre que nos otages vont bien malgré qu'ils soient éprouvés par ce qu'ils ont vécu et le fait qu'ils sont "coincés" dans notre Ambassade et que notre personnel sur place est lui aussi très éprouvé par la situation.

Au delà de l'issue qu'aura cette affaire, la gestion de la crise restera le témoignage d'un "j'm"enfoutisme" de nos autorités et d'un manque de respect pour toutes celles et ceux qui attendent des nouvelles tous les jours.

Aussi, le simple fait pour nos journaux, téléjournaux, de commencer leur revue quotidienne par : 18 ème de captivité pour nos otages.... serait le témoignage qu'on ne les oublie pas.

A ce titre, si vous étiez coincé dans l'une de nos Ambassades et que vous appreniez qu'au pays plus personne ne parle de vous... vous vous sentiriez comment ?

Abandonné ?

Rappelons que nos concitoyens sont allés travailler pour nos grandes entreprises Nestlé, ABB, pour apporter notre technologie, notre savoir faire alimentaire, dans un pays avec qui nous avons des relations commerciales depuis 50 ans... et qu'ils sont injustement détenus pour des raisons arbitraires.

Rappelons aussi, que le pétrole arrive avant nos concitoyens... une belle réussite diplomatique qui reflète surtout les intérêts de quelques élites et surtout la lucidité du gouvernement libyen conscient qu'en ne nous livrant plus, nous irions immédiatemment nous approvisionner ailleurs...

Mais les Suisses, eux, préféreraient voir leur deux compatriotes revenir sains et saufs...

100_free_of_libyan_oil.jpgTamoil en Suisse c'est fini...

Maintenant, nous pouvons demander à ce que plus une goutte de pétrole libyen coule dans nos réservoirs...

Chers blogueurs et Internautes à vos claviers, il reste deux de nos compatriotes à sortir de là.

En attendant, boycottez Tamoil comme vous le faites si bien depuis plus de deux semaines !

BRAVO

Nos meilleures pensées accompagnent nos ressortissants à qui nous faisons un COUCOU ainsi qu'à tout le personnel de l'Ambassade qui traverse une situation difficile et qui travaille de manière admirable à une solution rapide.

Il n'y a pas si longtemps, une telle situation n'aurait jamais duré aussi longtemps...  boycott_libya.jpg

Avec eux,

Bien à toutes et à tous,

Stéphane

 

Nous pensons à vous et nous ne vous oublions pas

 

06:34 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : libye, otages, suisses, nouvelles |  Facebook |

Commentaires

Pourquoi la diplomatie suisse se hâte-t'elle lentement ? je suppose que le mutisme de M.Calmy-Rey est en relation avec les tractations entre Khadafi et ses services ? Pensez-vous qu'elle soit en mesure d'influencer le Juge Bertossa fils pour laisser tomber les poursuites ? De manière générale, il reste risquer de travailler avec des pays comme la Lybie dont les dirigeants ne connaissent très peu le droit international. Les deux otages suisses sont bien de chose dans ce complexe rouage politico-juridique.

Écrit par : demain | 05/08/2008

Mais que font Mamarbachi et Rochebin ?
Ah...ils sont en vacances...comme Micheline Calmy-Rey, pendant que 2 suisses, sont retenus à Tripoli...à cause du fils Bertossa...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 05/08/2008

Bonjour à toutes et à tous,

Bonjour Demain,

Bonjour Victor,

demain, vous avez raison, travailler dans des pays à risque politique... ne doit pas être drôle...

Victor, si nous avons deux suisses otages d'un gouvernement c'est à cause des frasques d'un fils à papa qui s'est cru tout permis.

Je n'ai pas de sentiment particulier en ce qui concerne la famille Bertossa, surtout pour le père... mais notre Justice a fait son devoir en appliquant la loi.

Le comportement des autorités libyennes, ne doit en aucun cas porter préjudice au fonctionnement de notre Justice, imparfaite soit-elle...

Ceux qui ont tort dans cette affaire, sont d'abord Hannibal et sa compagne qui se sont rendu coupable de violence envers leurs employés, ensuite les autorités libyennes en prenant des mesures arbitraires à l'encontre de notre pays...

Un pays neutre et pacifique... quel courage.

Mais bon le courage est il un mot que l'on connait lorsqu'on fait sauter des avions de lignes bourrés de civils innocents ?...

J'en doute,

Merci pour vos commentaires,

Avec nos otages,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | 05/08/2008

Bonjour !
D'accord avec vous (futur) Président ! :o)
M. Bertossa a fait son boulot comme il devait le faire (NB: Victor, ne laissez pas votre aversion pour les Socialistes vous aveugler).
La Suisse est un état de droit et nos lois doivent être appliquées quand quelqu'un les transgresse, même s'il est le fils d'un dictateur illuminé (allez donc voir TOUTES les vidéos sur le blog de Patriote... ou revoir celles sur le mien).
La presse et les médias...
Je remarque de plus en plus souvent des allusions de journalistes expliquant que la police / la justice genevoise devraient "s'excuser" et le problème serait résolu. Et quoi encore ? Ils fournissent aussi la vaseline ?
Vous voulez une solution "diplomatique" ?
La voici:
Bien à l'abri des médias, le clan Kdhafi verse un dédommagement substantiel (500'000 $ par tête de pipe me semble raisonnable :o) ) aux domestiques lésés ; il verse aussi un dédommagement substantiel (disons 100'000 $ pour chaque jour passé dans les geôles lybiennes et 50'000 $ par jour de séjour forcé en Lybie :o) ) à nos deux compatriotes et les laisse bien sûr partir.
Les domestiques retirent leur plainte et le fiston Kadhafi revient à Genève récupérer sa caution devenue sans objet, devant les caméras et les micros de la presse qui pourra s'extasier devant tant de magnanimité quand il déclarera qu'il y a eu un regrettable malentendu. M. Bertossa classera l'affaire en expliquant que les problèmes ayant été réglés au plan civil et les plaintes retirées, il n'y a plus lieu de poursuivre. La presse au bord d'un orgasme spontané et irrépressible - râh lovely ! - pourra prédire un brillant avenir au jeune et fantastique magistrat, digne héritier de son papa (là j'ai l'air de me foutre un peu de M. Bertossa - ce n'est pas le cas - et m'en excuse auprès de lui, car je trouve qu'il a été et est excellent d'une part, et qu'il n'est pas nécessaire de se référer à M. Bertossa père pour reconnaître les mérite du fils d'autre part). Mon ironie est donc dirigée contre la presse exclusivement. Je ne voudrais d'ailleurs pas manquer cette occasion pour la remercier chaleureusement du soutien inconditionnel qu'elle a apporté et apporte encore tous les jours à nos deux amis retenus en Lybie.
Madame Calmy-Rey pourra prendre un air mystérieux sous-entendant que tout s'est réglé grâce à l'efficacité remarquable du DFAE et faire la UNE de l'Illustré.
Hop ! Problème résolu !
Hé ? Il est pas costaud, Blondesen !?

;o)

Écrit par : Blondesen | 05/08/2008

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