03/10/2008

L'anonyme de la route de Drize

Bonjour à toutes et à tous,

mardi, vous avez pu lire un article relatant le terrible accident survenu à la Route de Drize...

Un anonyme et sa nièce...

L'anonyme était mon frère d'arme.

Cet homme à qui aucune autorité du Canton, de la Confédération ne rendra hommage, était un homme de l'ombre, de ceux dont on ne parle pas, de ceux qui portent haut les couleurs de notre pays.

J'ai eu l'honneur, comme d'autres, de servir à ses côtés, le privilège qu'il protège mes arrières, ici comme ailleurs.

Nous avons protégé les plus grands de ce monde, il portait l'image du service, de la qualité des services de protection suisse au plus haut du firmament de la diplomatie internationale.

Dix huit ans de complicité, de service, d'une amitié fraternelle se sont éteint sur cette route.

Mon ami, mon frère, celui qui dont le prénom est abbrégé dans mon livre sous la lettre "P", s'appelait Pascal, et mon frère nous aura quitté, nous qui avons servi à ses côtés.

Il nous quitte libre, enfin libre, lui qui aimait tant la mer, la voile...evoe.jpg

drapeau_suisse.jpgEt c'est une part de nous qui s'en va aujourd'hui...

Vieux frère, tu nous manqueras, bon vent marin d'eau douce.

Au revoir Pascal, au revoir mon ami.

A toi,

Semper Fi

Stéphane

13:21 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : genève, deuil, frère, pascal |  Facebook |

Commentaires

Bonjour Stéphane,

tout d'abord, sincères condoléances...

Il est toujours difficile de surmonter une telle épreuve. Comme vous le citez :

"Cet homme à qui aucune autorité du Canton, de la Confédération ne rendra hommage, était un homme de l'ombre, de ceux dont on ne parle pas, de ceux qui portent haut les couleurs de notre pays."

...ces personnes sont celles qui méritent le plus d'attention, de mérite ! La vie est ainsi faite...

Bien à vous Stéphane.

Gonzo.

Écrit par : Gonzo | 03/10/2008

Toute ma sympathie et sincères condoléances, Amigo.

Écrit par : Blondesen | 03/10/2008

Cher Stephane,

Je suis de tout coeur avec vous, c'est terrible de perdre un ami.

J'espère que la petite jeune fille va s'en sortir sans trop de séquelles physiques, car malheureusement les séquelles psychiques vont rester pour un bon moment...

Il faut se dire que votre ami est mort dans sa passion de la moto.

Nous décidément très peu de chose.

Au revoir à votre ami.

Écrit par : Café | 03/10/2008

Bonjour Messieurs,

je vous remercie pour vos mots.

La Suisse perd un élément hors pair, je perds un ami, un frère, mes ex collègues et moi avons perdu celui avec lequel nous avons partagé des missions, des opérations.

L'avoir avec soi sur un mission, c'était une garantie de rentrer, l'un de ces hommes sur lequel on peut compter à la vie, à la mort.

Que Neptune le prenne dans son royaume qu'il aimait et qu 'il appelait la plus grand piscine du monde.

Il était mon frère d'arme.

Merci à vous Messieurs,

Je prie pour sa nièce.

Stéphane

Écrit par : Stéphane | 03/10/2008

Cher Stéphane,

Le départ d'un ami nous rappelle violemment l'importance de la vie et la nécessité de cultiver les valeurs auxquelles nous tenons. Vivre pour le meilleur, comme si demain n'existait pas, mais tout en en préservant le potentiel. Te connaissant, je sais que tu porteras encore plus haut ce qui vous réunissait, notamment le sens de l'honneur et une échelle des valeurs claire et méritoire.

Bertrand

Écrit par : Bertrand | 05/10/2008

Bonjour Bertrand,

merci pour ton message, il me touche d'autant plus que nous nous connaissons depuis bien longtemps.

Perdre un ami, un frère d'arme comme lui dans ces circonstances, provoque le syndrôme du survivant... et c'est très difficile de vivre avec ce sentiment.

Mais comme tu le dis, je devrais pouvoir le surmonter, pour me consacrer, par la voie politique, à dont nous nous occupions autrement.

Mes prières vont à sa nièce,

Bien à toi et aux tiens Bertrand,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | 05/10/2008

Cher Stéphane,

Je suis de tout cœur avec vous dans ce moment de deuil et de douleur.

La Suisse perd un de ses plus courageux défenseurs.

Deux leçons sont à tirer de ce tragique évènement, la première politique, la seconde personnelle :

1) Il faut se battre pour que notre pays continue à inspirer des vocations comme celles de Pascal, se battre pour une Suisse forte, pratiquant une politique de neutralité intégrale, permanente et armée.

2) Ayant moi-même contribué modestement à la défense du pays, je peux dire que ceux qu'on a côtoyés les armes à la main sont des camarades qui restent proches, même lorsqu'ils ont disparu.

Écrit par : Soli Pardo | 05/10/2008

Bonjour M. Pardo,

vos mots me touchent d'autant plus que nous avons appartenu les uns les autres à ceux qui, choisis, ont sacrifié la reconnaissance à l'efficacité.

Comme vous dites, nous venons de perdre un homme d'une rare qualité, dévoué à son pays, à ses gens.

Un homme de l'ombre nous quitte, une lumière brille dans nos coeurs.

Merci M. Pardo,

Bien à vous,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | 05/10/2008

Bonjour à vous et merci.

Pourquoi un merci, je suis le père de la jeune fille grièvement blessé lors ce cet accident.Ma fille se porte mieux, les médecins-mécaniciens ont réparés ma fille au mieux.
Je ne vous souhaites jamais d'assister à un accident,être présent en même temps que les secours, avec une partie de votre famille couchée sur la chaussée.
Ce soir là, j'ai perdu plus qu'un beau-frère, mais un skipper d'une rare qualité-
Bon vent Pascal et merci cher Stéphane

Écrit par : Olivier | 05/04/2009

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