28/10/2008

Une alternative à l'enfermement des mineurs...

Bonjour à toutes et à tous,

avec ce billet, je sais que je ne vais de loin pas faire l'unanimité... et en faire "hurler plus d'un" mais bon j'assume.

Comme expliqué dans différents billets, au fil du temps qui passe, je n'ai pas été le reflet de l'adolescent modèle super fréquentable... :o)

Alors, comme j'ai su trouver mon chemin grâce à différents facteurs, notamment l'Armée, je me demande, aujourd'hui, dans quelle mesure il ne serait pas imaginable de proposer aux jeunes délinquants mineurs de choisir entre l'enfermement et une période de service "militaire" au sein d'une "Académie" qui aurait pour vocation de "reprendre en main" les jeunes un peu paumés ?

De fait, sans parler de service "militaire" dans le sens strict du terme, pourquoi, notre Armée n'envisagerait pas le concept d'une Académie pour les jeunes à problèmes ?

En offrant un cadre clair et sans ambiguïté possible, conjuguant des activités physiques et intellectuelles, amenant aux jeunes l'esprit de corps et de service, en les poussant au dépassement de leur limite, intégrant des recherches d'emploi, n'y aurait il pas là un moyen d'amener autre chose à nos jeunes en perdition que le simple et sempiternel enfermement ?

Ce genre de réponse existe déjà dans d'autres pays et sous différentes formes : associations composées par d'anciens militaires prenant en charge des délinquants notamment et les résultats en matière de récidive font réfléchir.

Pourquoi, au vu des résultats obtenus en matière de récidive, ne pas imaginer une telle "Académie" en Suisse...?

Et vous qu'en pensez vous ?

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boycott_libya.jpgdont_forget_our_citizens.jpg98ème jour de captivité pour nos deux ressortissants

En attendant de devenir président

Des voix remontent de la cave...

-"C'est encore loin la Libye?"

-"Tais - toi et creuse !"

 

Bien à toutes et à tous,

Stéphane

Commentaires

Aux Etats-Unis tout comme en France, il existe des académies tenues par des militaires et des civils qui rééduquent et restructurent les mineurs délinquants : rigueur, obéissance, discipline (ils doivent réavoir des horaires, se lever le matin, faire leur lit, gérer leur chambre et leur habits, leurs repas, etc...) mais aussi avec une partie éducative : rattrapage de la lecture, du niveau scolaire, instruction civique, notion de droits mais aussi des apprentissages. Ils ont droit à des séances de cinéma, jeux et font énormément d'activités sportives mais ils restent enfermés dans un cadre fermé sans aucune sortie. Cela dure 1 an et le taux de réussite est très élevé. Seulement, cela demande une organisation avec des structures adéquates et a un coût. Pour ma part, je trouve cet alternative plus prometteuse que de les mettre dans des centres fermés surchargés et dont le résultat n'est pas probant.

Écrit par : demain | 28/10/2008

Excellente idée de laquelle je discute depuis un moment (Infrarouge avec Anne-Catherine Lyon et Jacques Haury), surtout au sujet du chèque scolaire, d'harmoS ... etc., ainsi qu'avec notre chère Micheline.

J'aurais du déposer un copyright.

;o)

La création d'une académie militaire, sur le modèle américain s'impose.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 28/10/2008

Il est vrai que pour sortir du chaos, il est judicieux de passer par une voie très cadrée. De plus, l'activité du corps et de l'esprit - et pourquoi pas de l'âme aussi- nourrit l'être afin qu'il prenne plaisir à ce qu'il est.

A noter, du reste, que bien des sectes, avec leurs règles absolues, se font des adeptes parmi des gens destructurés. Ils y trouvent ainsi un "échafaudage" pour se tenir vertical.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 28/10/2008

Et le bénévolat ? un jeune qui passe par des phases difficiles peut-être étonnamment ouvert à se mettre au service des autres, ce serait même la première fois qu'ils se verrait utile, demandé et apprécié. A l'adolescence, les jeunes sont plus humanistes qu'on l'imagine, il suffit aussi d'aller les chercher sur ce terrain-là. Actions de biens communautaires - nettoyer des forêts, des rivières, des jardins. Promener les personnes âgées en été, s'assurer qu'elles aient suffisamment à boire (réf. à la canicule). Quand on sait ce qui se passe à l'armée , bizutage et compagnie, permettez de ne pas avoir envie de manger de votre herbe dans votre pré. Bref, il faut être créatif et avoir plus d'imagination ce qui manque à nos chers politiciens spécialistes du constat puis du grand vide sidéral.

Écrit par : duda | 28/10/2008

Bien sûr que celà pourrait être une excellente idée...sauf que, quand l'on sait que beaucoup de jeunes commencent la "fumette" et l'alcool à outrance, à l'armée...il y a de quoi se poser des questions. Quand l'on voit nos soldats avec des boucles d'oreilles et choutés ou encore qui tirent sur tout ce qui bouge...je ne sais pas si c'est le meilleur endroit.

Donc, je pense qu'il faudrait commencer par reprendre notre armée en mains afin qu'elle soit un exemple pour nos jeunes. Mais il est vrai que le lever à 5h. avec travaux d'utilité publique et obligation d'obéir sans rechigner aux ordres donnés... ce n'est pas une mauvaise idée...à creuser...n'était-ce pas une idée de Ségolène Royal ?

Écrit par : Café | 28/10/2008

Stéphane, bien que m'étant personnellement arrangé pour ne pas faire le mien de service militaire, j'ai connu effectivement en France deux cas dans votre genre, de jeunes à la lisière de la délinquance, qui s'en étaient sortis grâce à un passage dans des régiments semi-disciplinaires, qui les avaient structurés.
Mais je ne crois pas que ça marche à tous les coups. C'est une sorte de résilience, qui peut survenir par l'armée ou par d'autres moyens, parce qu'à un moment, le jeune intériorise le fait qu'il est en train de sombrer et qu'il fait ce qu'il faut pour s'en sortir. Mais tout le monde n'a pas cet instinct de survie et en tout cas pas à n'importe quel moment.
C'est comme pour échapper à l'héroïne. Personne ne s'en sort tout seul mais aucun individu ne s'en sort s'il n'a pas intériorisé le fait qu'il voulait s'en sortir... Et autre problème, la plupart de ceux qui s'en sortent finissent pas sombrer dans une autre dépendance, généralement l'alcool.
Pour les délinquants c'est pareil, l'armée peut devenir une béquille qui manque ensuite à l'individu, s'il ne parvient pas à s'en sortir parallèlement par lui-même.
Ce n'est donc pas juste la discipline qui suffit, même si elle est indispensable. Et l'on voit bien que les camps ultra-disciplinaires comme il en existe aux Etats-Unis ne forment souvent, au mieux que des robots. L'armée, donc oui, pourquoi pas, mais pas toute seule.

Écrit par : Philippe Souaille | 28/10/2008

Je suis perduadé que nous ne faisons pas assez pour sortir les jeunes délinquants (certains moins jeunes aussi, d'ailleurs) d'un engrenage très dangereux pour eux et pour la société. Votre proposition conviendrait certainement très bien à nombre d'entre eux, que les bonnes paroles et les tapes sur la main font plutôt rire. Elle devrait surtout aboutir à une insertion dans le monde du travail, avec tout ce que cela suppose peut-être d'efforts de la part de l'Etat et d'incitations auprès des employeurs.
J'avais proposé autrefois, de manière très provocatrice, que des galères touristiques sur notre lac soient utilisées dans le même but. De manière plus sérieuse, je suis intervenu plusieurs fois dans les blogs d'autres journaux pour exprimer l'avis que le lien entre punition et éducation est inadéquat ou même absent (une fois du moins que l'on a quitté le domaine de l'éducation des petits enfants), en partie du fait, me semble-t-il, que pour certains toute contrainte est nécessairement une punition (sorte de vengeance), alors qu'en réalité l'absence de contrainte peut n'être qu'une forme de désintérêt ou d'abandon. Sans vouloir glorifier toute forme de travail (au sens général), on peut néanmoins faire le constat qu'il est un élément essentiel de l'intégration à une société et qu'il entraîne des bénéfices psychologiques importants. Lorsque l'absence de cette source d'intégraton s'accompagne de délinquance, la société à donc le droit et même le devoir d'intervenir pour rétablir les conditions d'une vie dite normale, par la coercition si nécessaire.
Sommes-nous capables de mettre en place un tel système, je n'en suis pas certain, hélas. Deux exemples, en tout cas permettent d'en voir les dérives extrêmes: la ré-éducation à la chinoise, qui semble d'une extrême violence par certains de ses aspects, le système des prisons privées américaines, qui fournissent une main d'oeuvre bon marché aux entreprises qui les gèrent. Je sais bien que ces deux exemples font référence à des situations sans commune mesure avec la nôtre, aussi bien par les populations en jeu que par toutes sortes d'autres aspects. Elles peuvent toutefois servir de mises en garde. A nous de ne pas nous abstenir dans le doute, mais de trouver mieux.

Écrit par : Mère | 28/10/2008

Ouhlala Stéphane (et futur Président) quel courage ! ;o)
Vous allez sans nul doute en faire hurler plus d'un:
"Faaaasciiiiiste ! Naaaaaziiiiii !" et autres noms d'oiseaux qui bordent la bouche également bordée de caviar d'une gauche bobo qui n'a curieusement jamais remarqué que les troupes soviétiques défilaient au pas de l'oie, que les treillis de Castro sont du plus beau vert olive ou que les zoulis uniformes de Kadhafi sont garnis de médailles pleines de fantaisie.

Je laisse passer mon fou-rire et je reviens !

;o)

Écrit par : Blondesen | 28/10/2008

Je suis perduadé que nous ne faisons pas assez pour sortir les jeunes délinquants (certains moins jeunes aussi, d'ailleurs) d'un engrenage très dangereux pour eux et pour la société. Votre proposition conviendrait certainement très bien à nombre d'entre eux, que les bonnes paroles et les tapes sur la main font plutôt rire. Elle devrait surtout aboutir à une insertion dans le monde du travail, avec tout ce que cela suppose peut-être d'efforts de la part de l'Etat et d'incitations auprès des employeurs.
J'avais proposé autrefois, de manière très provocatrice, que des galères touristiques sur notre lac soient utilisées dans le même but. De manière plus sérieuse, je suis intervenu plusieurs fois dans les blogs d'autres journaux pour exprimer l'avis que le lien entre punition et éducation est inadéquat ou même absent (une fois du moins que l'on a quitté le domaine de l'éducation des petits enfants), en partie du fait, me semble-t-il, que pour certains toute contrainte est nécessairement une punition (sorte de vengeance), alors qu'en réalité l'absence de contrainte peut n'être qu'une forme de désintérêt ou d'abandon. Sans vouloir glorifier toute forme de travail (au sens général), on peut néanmoins faire le constat qu'il est un élément essentiel de l'intégration à une société et qu'il entraîne des bénéfices psychologiques importants. Lorsque l'absence de cette source d'intégraton s'accompagne de délinquance, la société à donc le droit et même le devoir d'intervenir pour rétablir les conditions d'une vie dite normale, par la coercition si nécessaire.
Sommes-nous capables de mettre en place un tel système, je n'en suis pas certain, hélas. Deux exemples, en tout cas permettent d'en voir les dérives extrêmes: la ré-éducation à la chinoise, qui semble d'une extrême violence par certains de ses aspects, le système des prisons privées américaines, qui fournissent une main d'oeuvre bon marché aux entreprises qui les gèrent. Je sais bien que ces deux exemples font référence à des situations sans commune mesure avec la nôtre, aussi bien par les populations en jeu que par toutes sortes d'autres aspects. Elles peuvent toutefois servir de mises en garde. A nous de ne pas nous abstenir dans le doute, mais de trouver mieux.

Écrit par : Mère | 28/10/2008

peut-on effectivement connaitre les résultats en terme de récidive ainsi que les pays pratiquants ces "solutions"?

stopper la violence par la pratique militarisé du sport, l'apprentissage de sport de combat ou de méthodes militaires, le maniement des armes... je sais pas pourquoi mais un certain scepticisme m'habite... je me risque à un parallèle sans doute abusif mais ca me rappel vaguement de sinistres mouvements de jeunesses qu'ils fussent hitlérien ou communiste.

encore une fois je suis tres heureux de ce que cela a pu t'apporter, sans doute de telles méthodes sont elles efficaces mais le risque de la généralisation avec des effets et des conséquences aussi variables que le sont les ados en causes dans leurs attitudes, leurs souffrances, leurs colères et ce pour toute sorte de raison... me laisse encore une fois particulièrement sceptique...

l'humanitaire serait peut-être une solution du meme genre, le côté militaire en moins... (et je n'ai rien contre l'armée à titre personnel, tu connais ma génétique...!)

ceci étant dit tu sourieras probablement si je te rappelle que de l'autre coté de la frontière cette proposition a été faite pendant la campagne électorale de 2007, par... séglène royale! tu veux adhérer au PS euh... non je sais plus si elle est du PS!!!

a bientot

matthieu

Écrit par : Matthieu | 28/10/2008

Cette brillante idée, les USA l'ont déjà eue, et cela a aboutit à la merveilleuse chose qui est que la majorité des soldats qui vont se faire occire et estropier pour RESTAURER LA DEMOCRATIE (*) en Irak sont des jeunes gens de conditions très modestes, certains passés pas des maisons de corrections de type militaire et qui n'auraient jamais été enrolés si ils avaient eux accès à un emploit correct.

Bref, formation militaire NON ! Formation professionelle OUI !


(*) ou VOLER LE PETROLE, pour ceux qui ont enfin réussi à se débarasser de leurs oeillères.

Écrit par : Djinius | 28/10/2008

Bonne idée, je signe

Écrit par : Patrick Hulliger | 28/10/2008

Blondesen, pour avoir osé critiquer Khadafi et Castro, vous m'ferez 8 jours !
Signé : Jean Ziegler !

Écrit par : Octave Vairgebel | 28/10/2008

Lorsqu'on a traité du problème de la pauvreté des jeunes et de ce que cela engendre, dans ce pays riche, la pauvreté est si taboue qu'on a même pas eu le courage de dire qu'il s'agit moins de la pauvreté des jeunes que celle de leurs parents et voir grand-parents. Oui, on observe maintenant l'exclusion sur trois générations. Alors les vraies solutions ? une meilleure intégration pour tous, un vrai dispositif sur l'intégration des migrants avec un volonté politique. Il y aura moins de délinquance avec plus d'équité, quant à la masse incompressible on fera comme tous. On fera et refera, on defera et on recommencera tout........................

Écrit par : duda | 28/10/2008

Jadis, quand j'étais au collège où j'étudiais le latin, nous traduisions un texte intitulé "De viris illustribus". Parmi ces illustres j'ai gardé le souvenir d'un certain Caton l'ancien qui déjà se plaignait devant le sénat de Rome de cette jeunesse sans foi ni loi, ne respectant plus les anciens ni les coutumes, ni rien du tout. Vieille histoire!

Je n'approuve ni ne contemple avec plaisir les incivilités, violentes ou non, de la jeunesse actuelle, ce pourrait même être mon tour, l'âge venant, d'en être une victime, mais je ne pense pas que le passage par une mise au pas militaire soit une solution aux excès qu'on prétend combattre.

J'ajouterai que cette envie de mise au pas musclée de la partie la plus "turbulente" de la jeune génération me semble être un signe clair de vieillissement.

:o)

Écrit par : Azrael | 28/10/2008

Pourquoi pas en effet ! mais qu'est-ce qu'on attend pour faire une initiative en ce sens ??

Écrit par : Pascal Kümmerling | 28/10/2008

Bonjour à toutes et à tous,

merci à tous pour vos commentaires de qualité.

Mon propos est bien de proposer une alternative à l'enfermement. Il n'est pas question de former des jeunes au maniement des armes... mais bien de dépasser ses limites le tout encadré par des personnes compétentes habituées à commander.

Imaginons un jeune qui aurait le choix entre trois mois d'enfermement et 2 mois dans une "académie" de type militaire.

Les chiffres varient entre 5 à 12 % de récidive. C'est donc 88% de réussite pour l'association en question. D'ailleurs, je souhaite m'informer de leur concept.

Il faut oser proposer autre chose à nos jeunes que le système actuel. Et j'ai bien l'intention de faire mon maximum, car ce genre de "mesures" pourraient devenir une réussite.

Nous avons le cadre, des gens compétents, et je veux encore croire que si nous marquons des limites claires aux jeunes cela peut leur faire du bien.

Merci à tous pour vos contributions, des échanges de qualité, je crois que ce concept, dont je ne suis pas l'inventeur, mérite que l'on s'y intéresse sérieusement.

Quoi qu'il en soit, vous en entendrez parler. Nous aurons donc d'autres occasions de discuter d'un concept plus précis.

Bien à tous,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | 29/10/2008

Académie, travaux d'utilité publique, programme de réinsertion et d'intégration, travaux "occupationnels"... tout est possible même une combinaison selon les cas de gravité des délits. L'encadrement peut-être policier, éducatif mais aussi faire appel aussi à du bénévolat ou à des retraités qui ont de la bouteille et un certain contact avec les jeunes pour recréer un lien social ou familial même artificiel. Il faut agir maintenant avant que l'on atteigne un point de non retour. Certains députés devraient prendre le relai.

Écrit par : demain | 29/10/2008

Bonjour,

Auriez-vous un exemple d'un pays où cette solution a fonctionné et a fait reculer la délinquance juvénile ? Ce serait intéressant de donner des références.
Comme déjà signalé, cette fausse bonne idée avait été proposée en France par S. Royal et balayée par l'UMP
"une idée totalement inadaptée" - Dire que les militaires seront soit des nurses, soit des garde-chiourmes, c'est ne pas reconnaître leurs valeurs et leurs compétences » a déclaré la ministre de la Défense français, M. Alliot-Marie en février 2007.
http://tinyurl.com/5vtz28

Selon le Ministère candadien de la Justice : http://tinyurl.com/6dp3fv
"Il est naïf de penser que quelques mois de discipline et de corvées finiront par changer les comportements et les habitudes qui sont ancrés dans la vie et les activités de ces jeunes depuis toujours."
L'article fait état du peu de succès des programmes d'encadrement militaire, sauf à réduire le nombre de places requises en prison.

Mais peut-être avez-vous connaissance d'études récentes sur les expériences américaines ?

Selon vous, quelle compétence a l'armée suisse pour l'encadrement de délinquants? Comment voyez-vous faire passer auprès de la population et des élus la modification de son rôle ? J'aurais quant à moi les pires craintes de voir confier la tâche d'encadrement de délinquants aux rambos de l'armée, qui n'ont ni les compétences, ni la motivation pour ce type de tâches, sans compter que sans programme d'accompagnement, ces mesures ne fonctionneraient tout simplement pas.

Écrit par : Tatage | 29/10/2008

Bonjour à toutes et à tous,

Bonjour demain, Tatage,

heureux de voir que l'idée peut séduire.

Pour vous répondre Tatage, une expérience menée en France voisinne sous la forme d'une association d'anciens gendarmes, militaires, propose l'alternative à l'enfermement en proposant aux mineurs délinquant un stage dans les pays nordiques.

Amenés dans des situation extrêmes de survie, ils apprennent l'esprit de corps, l'esprit de groupe, le contact avec l'adulte qui devient indispensable à sa survie. De là se tissent des liens de confiance, voir d'amitié, entre les différents protagonistes. L'adulte n'est plus l'ennemi et la cohéxistance du groupe est absolument nécessaire.

Ici, nous pourrions imaginer de pareils stages sous la houlette de l'Armée qui dispose tant des cadres que du matériel et pourrait offrir une véritable reconnaissance à la sortie du stage pour les mineurs en question.

Le concept me paraît intéressant pour offrir une alternative à l'enfermement et surtout obtenir des résultats en matière de récidive qui sont sans appel.

Tous les militaires ne sont pas des Rambos, la bouteille de certains gradés pourrait apporter un plus et bien évidemment, il faudrait que tels stages soient conjugués à des recherches d'emploi en vue de la réinsertion dans le monde professionnel.

Le concept reste à définir, les autorisations pour une telle mise sur pied à obtenir, convaincre que c'est une alternative viable... mais je pense que le jeu en vaut la chandelle si on veut réellement apporter quelque chose de plus.

L'enfermement a démontré depuis longtemps qu'il est une fabrique à récidivistes.

Et puis, si avec un tel projet nous arrivions à recadrer 80 % de mineurs délinquants, leur ouvrir les yeux sur une autre vie, je crois que le pari serait gagné.

Bien à tous deux, merci pour la qualité de vos commentaires,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | 30/10/2008

L'idée n'est pas mauvaise, les jeunes en question pourraient être incorporés dans les écoles de recrues et effectuer des tâches chez le fourrier, dans les cuisines, etc., avec une formation adpatée et une obligation de rester la semaine en caserne... A méditer...

Mais il faudrait un programme et des formateurs bien adaptés, je pense que l'idée deviendrait plus concrète avec un concept de formation/éductation, avec des objectifs clairs, etc.

Et bien sûr il faudrait savoir ce qu'en pensent les cadres de l'armées...

Écrit par : Carlitos de Unamuno | 31/10/2008

Bonjour à toutes et à tous,

Bonjour Carlitos,

j'en ai parlé avec un ami instructeur qui ne voit aucune difficulté à adapter les "cours" à des jeunes en perdition.

Evidemment, il faudrait des cadres plus spécialisés, des objectifs formatifs, et aussi une démarche de réinsertion par le travail dès la sortie de la "mesure".

L'Armée à cet avantage qu'elle dispose de toutes les structures sociales et d'être encore respectée. Surtout les taux actuels de récidive démontrent que le système actuel ne répond plus à ses buts.

Bien évidemment, ce n'est pas seulement une idée à deux balles, car j'y travaille actuellement avec un instructeur pour établir un concept cohérent.

Donc je reviendrai devant vous avec un projet ficelé d'ici à quelques temps.

Parce que l'on se doit d'entrevoir d'autres solutions à l'enfermement qui conjuguent à la fois la sanction et aussi l'avenir de nos jeunes.

Bien à vous Carlitos,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | 01/11/2008

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