24/02/2009

Armes d'ordonnance ? On se trompe de cible...

Bonjour à toutes et à tous,

cible_1.gifles initiants de l'arme à l'arsenal se trompent de cible...

En retirant l'arme d'ordonnance, l'initiative donne la fausse sensation de résoudre le problème, alors que ce n'est pas le cas. Une fausse bonne idée.

De plus, l'argumentaire que Mme Savary répétait bêtement à la télévision, telle une leçon mal apprise : -"300 accidents par armes à feu dans un si petit pays..." ne tient pas compte des tentatives de suicide, principal facteur dans cette statitstique.

Possesseur d'armes depuis plus de 20 ans, ayant exercé des activités professionnelles en lien avec les armes à feu durant de longues années, je sais par expérience que les armes ne sont pas dangereuses. C'est le qui détient une arme qui est déterminant.

En outre, une personne suicidaire qui a envie de se suicider, le fera avec ou sans arme d'ordonnance.

Le choix de l'arme dans ce cas de figure est simplement une solution de facilité... Vous ne résoudrez pas le problème des dépressifs en faisant déposer les armes d'ordonnance à l'arsenal.

Faisons un calcul, ouais je sais j'aime bien les calculs, pour démontrer l'énormité des propos des initiants : 300 accidents par arme à feu par année c'est énorme... ?

Alors, petite démonstration :

Il y a au minimum 300'000 armes d'ordonnance en circulation, il y a 300 accidents par an. 300'000 : 300 = 1000, soit un accident pour 1'000 armes en circulation.

Par conséquent, non parlons statitstiquement d'un accident pour 1'000 armes. Ce qui place notre pays en tête des pays les plus sûrs en matière d'armes à feu.

La voiture et les comportements sur les routes causent nettement plus de morts... et là ce sont rarement des suicides...

Posséder une arme participant de fait à la responsabilisation des possesseurs contrairement à ce que les intitiants sous entendent.

Cette initiative n'est que de la poudre aux yeux, un "truc" vachement dans le moove émotionnel du moment, mais qui en aucun cas ne résoudra quoi que ce soit en terme de sécurité.

Le problème n'est pas l'arme... mais qui dispose de l'arme.

Et sur ce point, l'initiative n'apporte aucune solution. Et c'est bien sur le point du QUI possède l'arme qu'il faudrait agir concrêtement, et sur ce point l'initiative... c'est du vent...

Une démarche aussi inutile qu'inefficace car elle découle de l'émotif et non du réalisme.

Et puis, il y a d'autres armes d'un autre type qui devraient mobiliser nos politiques... et là... bien évidemment... on les attend encore, et encore, et encore...

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En attendant de devenir président

Des voix remontent de la cave...

-"C'est encore loin la Libye?"

-"Tais - toi et creuse !"

 

Bien à toutes et à tous,

Stéphane 

Commentaires

Bonjour Stéphane,

J'ai entendu "débattre" hier Rielle et Baettig sur le sujet, aucun des deux n'avait vraiment d'argument. Rielle insistait sur le suicide. Pour moi, le suicide est un droit, et il peut parfois sauver de souffrances bien inutiles. Donc pour moi n'est pas un argument.
J'aurais plutôt pensé à la protectiion des proches. Un pétage de plomb sera sans doute plus définitif avec une arme à proximité, ou des enfants qui auraient accès à une arme.

Si je comprends qu'une personne qui fait du tir régulièrement souhaite avoir son arme, je ne comprends pas pourquoi les autres tiennent tellement à garder cette arme à la maison.

Et si c'est une évidence que le problème vient de celui qui détient l'arme et non de l'arme en elle-même, il reste qu'avec une arme à feu ce n'est pas compliqué de tuer quelqu'un sous l'emprise de la colère, C'est plus difficile avec un couteau, ou avec un marteau, ou...

Ne croyez pas que je parle d'expérience :-)

Quoique, dans ma jeunesse, c'est-à-dire lorsque Genève était une ville sûre et peu dangereuse (pas comme maintenant!), j'ai rencontré au hasard de mes sorties un taré qui m'a mis un couteau sous la gorge et un autre taré qui m'a braqué avec un pistolet (pas le même jour je vous rassure). Et, s'il ne m'est rien arrivé, je me suis senti bien plus impuissante face à l'arme à feu.

Écrit par : Pascale | 24/02/2009

Bonjour Stéphane (et futur Président) ! :o)
300 accidents sur une population d'env. 8 millions de personnes, c'est en effet négligeable.
Alors est-ce la vraie raison ?
Une population armée, connaissant ses armes et bien préparée, cela peut être embêtant.
Elle peut ainsi être prête pour un éventuel (et très improbable, bien sûr) conflit en un rien de temps.
En revanche, si les armes sont sous clé dans des arsenaux et facilement bloquées, voire rendues inutilisables, cela résout un gros problème pour ceux qui voudraient... en cas d'éventuel (et très improbable, bien sûr) conflit.
Cherchez l'erreur.

:o)

PS: Bien sûr que je suis paranoïaque... et j'assume !

Écrit par : Blondesen | 24/02/2009

Et le pire, c'est qu'aujourd'hui on a plus de chance d'être poignardé à la sortie d'un bancomat ou d'une discothèque que de prendre une balle d efusil d'assaut !

Écrit par : steeve | 24/02/2009

Ce qui me fait rire avec cette initiative, c'est que l'on devrait laisser une arme militaire (Fass90 et/ou SIG220) à l'arsenal mais que si l'on possède un permis de port d'arme, rien ne vous empèche d'avoir une petite collection (du pistolet automatique au fusil d'assaut étranger (tir en rafale bloqué), sans oublier certaine armes de chasse dérivées des fusils Snipper!!) à la maison ! Comprenne qui pourra ?

Salutation Pascal d'Avia News! :O)

Écrit par : Pascal | 24/02/2009

Il y n'y a aucun doute que ce sujet invite à l'expression d'une certaine hystérie de la part de ceux et (surtout) celles qui imaginent encore que l'on peut lire la dangerosité d'un individu sur son visage ou sa carrure (comme dans les films policiers et les westerns) et que l'intérêt pour les armes et leur usage est un signe indubitable d'instincts meurtriers. Beaucoup d'autres sont tout aussi sincèrement persuadés que les armes sont mortelles en elles-mêmes, mais pas les voitures, les chiens de combat, sans parler des êtres humains en général, qui hors ou dans le cadre de leur famille détruisent quotidiennement des vies plus ou moins indirectement par des comportements ou des habitudes létales à long terme (sans parler des financiers en particulier, qui ont certainement, ces derniers temps surtout, bien des morts à leur actif, "sur la conscience" me paraît un peu illusoire).
Mais les mouvements de la sociétés, leurs modes et leurs prétextes, sont aussi innombrables, imprévisibles que, parfois, irrésistibles.
J'évoque donc avec émotion les souvenirs de ma jeunesse d'après-guerre, où dans ma famille nous pouvions tous jouer avec des pistolets à air comprimés et à plomb, où un adolescent de nos voisins fabriquait d'énormes pétards à la poudre noire, où ma mère utilisait de l'acide chlorhydrique pour nettoyer la cuvette des WC (il y avait toute une panoplie de bouteilles vertes ornées de têtes de mort sur un rayon des toilettes), où nous pouvions jouer à Tarzan ou aux Pirates avec de grands couteaux de cuisine à la ceinture et nous exposer à bien d'autres dangers aujourd'hui interdits ou soumis à d'innombrables autorisations, mais remplacés par des armes autrement plus destructrices (je dirais presque "de destruction massive") que sont la circulation automobile, la pollution de l'air, la nourriture et les desserts dont la TV fait la promotion à longueur d'émissions pour les enfants, les drogues synthétiques nouvelles, la TV en elle-même et la vie casanière qu'elle induit, et bien d'autres horreurs face auxquelles nous nous sentons impuissants. Il est vrai que nous avions alors peur des pères de famille, de maîtres d'école, du gendarme, des militaires, du père-fouettard, sans parler de toutes les entités qui nous guettaient au fond des armoires, à la cave et dans tous les endroits que nous devions éviter.
Alors, à une époque où il est devenu nécessaire de mettre des étiquettes sur les fours micro-ondes et les machines à laver pour informer certains utilisateurs débiles (ou aguerris à l'usage des avocats à l'américaine) qu'elles ne se prêtent pas à la cuisson ou au lavage des chiens et des enfants, quoi d'étonnant que des gens puissent se mobiliser avec tant d'énergie pour une initiative qui leur donne l'illusion qu'ils ont encore un certain pouvoir pour se protéger contre les dangers du monde et de la société, même si leur cible est un terrible mal qui s'avère être plutôt de l'ordre de l'illusion.

Écrit par : Mère | 24/02/2009

Les partisans de cette initiative absurde pour le retrait des armes d'ordonnance de la maison et ceux qui sont contre les armes à feu en général, devraient songer à interdire aussi, dans tous les foyers, les couteaux de cuisine, les aiguilles à tricoter de nos grand-mères, les pinces à épiler et j'en passe!
En outre, pour ceux qui envisagent de se suicider, il faudrait retirer de la vente tous les somnifères et antidépresseurs sur le marché!
Et puis en ce moment...où Obama caresse l'idée d'envoyer des G.I sur nôtre territoire si l'UBS ne se couche pas à plat ventre...ça serait mal venu de désarmer nos soldats ou qui que se soit d'autre!

Écrit par : Barbie Forever | 26/02/2009

Une telle initiative, dans ces termes, germait depuis longtemps dans les rangs socialo-bobo qui ont feu de tout bois pourvu qu'ils n'aient pas à retrousser leurs manches! Il y a quelques mois, j'en parlais sur mon blog suite à un triste événement, dans l'espoir qu'il ne soit récupéré de la sorte. Permettez-moi ici d'en donner le lien :

http://civitas.blog.tdg.ch/archive/2008/11/30/le-suicide-du-neveu-de-christoph-blocher-avec-son-arme-de-se.html#comments

Ueli Maurer, interrogé en début d'année, sur la question s'était pourtant bien exprimé (comme son ancien collègue UDC, d'ailleurs), en mettant en garde qu'il n'y avait pas de corrélation entre la détention d'une arme d'ordonnance et le fait de la violence! Les armes illégales ne manquent pas sur le marché ... tout comme les pinces à épiler, les parapluies pointus, les couteaux qui coupent, les fourchettes bien piquantes, etc.

Bien à vous!

Écrit par : Micheline Pace | 26/02/2009

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