12/06/2009

Affaire Stern : un minimum de respect

Bonjour à toutes et à tous,

c'est très bien, la presse nous parle quotidiennement de l'affaire Stern.

Au moins, sur cette question, nous ne pourrons pas nous plaindre d'être laisés en terme d'informations.

Cependant, je pense que la TSR avec son 12h45 a atteint un sommet dans l'atteinte à la mémoire d'une personne. Banquier soit-il, pratiquant des particularités sexuelles avec ses partenaires... je ne pense pas que la population suisse avait besoin de ce genre d'infos..

Toutefois, il y a un respect pour les personnes défuntes. Surtout que ce n'est pas à la population de juger la culpabilité de son amante.

Ce genre de précisions sur la vie sexuelle de M. Stern n'apportent rien en terme d'information et j'avoue humblement que la vie sexuelle de M. Stern ne me passionne pas plus que ça.

Pas plsu que du sort de sa maîtresse qui lui a collé 4 balles dans le corps, dont deux à la tête. Inutile de vous laisser imaginer la scène de crime ??!!!

Alors si les rédactions pouvaient arrêter l'enchère sur l'étalage de la vie de cet homme, aujourd'hui décédé, j'en serai très heureux.

Evidemment, le voyeurisme malsain de certains sera laisé, mais bon... un minimum de respect s'impose pour la mémoire de cet homme.

Pendant ce temps... en Europe on reçoit...

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-"Tais - toi et creuse !"

 

Bien à toutes et à tous,

Stéphane

16:41 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook |

Commentaires

Salut Président,

Comme tu le dis si bien, parfois les média-tv vont bien au-delà de l'acceptable.

Pour mémoire, l'affaire du meurtre à Cointrin en novembre dernier...la photo de la victime, même "floutée" m'a permis aisément de reconnaître un pote avec lequel j'ai étudié..le choc.

S'agissant d'un assassinat, les termes malsains avec bons nombre de détails relatés par la presse m'ont parus plus que déplacés..allant parfois même jusqu'à l'élaboration de scénarios improbables sur le mode de vie de la victime...tout cela est triste et tant la mémoire de la victime que le respect dû aux parents est bien rarement respectés, tout comme dans l'affaire Stern.

Doit-on en conclure que seul les drames font vendre !?

Bien à toi et p't'être à demain

Écrit par : Valérie | 12/06/2009

Tiens on joue les pères la pudeur, maintenant?

Un viandard de moins, qui aimait faire souffrir, les amis des animaux vont être heureux.

Allez, 6 ans et la victime de cette histoire peut sortir de prison en conditionnelle.

Écrit par : Johann | 13/06/2009

"Toutefois, il y a un respect pour les personnes défuntes."

Le respect, ça se mérite. De son vivant.

Écrit par : Johann | 13/06/2009

Bonjour à toutes et à tous,

Bonjour Valérie, Johann,

Valérie dans l'affaire de Cointrin, on pouvait comprendre la démarche car il n'y avait aucun témoin et dans ce cas, les journaux ont un rôle à jouer d'information. Mais là dans l'affaire Stern, franchement ça va trop loin. Surtout que nozus ne sommes pas les jurés et que nous n'aurons pas à nous prononcer et le genre de détails "croustillants" franchement... Pis ouais à tout à l'heure tout soudain :o)

Johann, tien on joue les pères pudeur... eh bah on se connait ? Il ne s'agit pas de pudeur mais de respect pour un défunt qui par définition ne peut pas se défendre. S'en prendre à un mort de la sorte... ce n'est pas de la pudeur. Et ce n'est pas à vous, ni à moi, de me prononcer sur le fond de l'affaire, ce genre de précisions sur les ébats sexuels du défunt avec sa maîtresse ne me regardent pas.

Pour terminer, la dame en question devait bien être d'accord vu qu'elle en avait fait sa carrière... et puis, Johann, sans le moindre doute vu n'avez jamais exécuté personne de 4 balles ou même vu les ravages de 4 balles à bout portant, alors vous me permettrez de vous décrire la boucherie :

Lorsqu'on ouvre le feu au niveau du thorax, la balle pénètre par un petit orifice et ressort en arrachant divers morceaux, le saignement est abondant et souvent selon l'angle de tir, la personne se noie dans son sang. Cela peut prendre des heures... alors la tête devient intéressante... mais là c'est très différent : la balle crèe une fosse dans la boite cranienne, les morceaux de cerveau sotn projeté dans l'axe de sortie du projectile. Une vraie boucherie.

4 balles dont deux à la tête, Johann, ce n'est pas un crime passionnel, c'est une exécution froide car il faut vraiment le vouloir.

Il suffisait à cette dame de quitter son amant, vu sa psychologie, cela aurait été pire qu'une exécution.

Mais je ne suis pas juré, heureusement pour elle.

Bien à vous,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | 13/06/2009

"Il ne s'agit pas de pudeur mais de respect pour un défunt qui par définition ne peut pas se défendre. S'en prendre à un mort de la sorte... ce n'est pas de la pudeur. Et ce n'est pas à vous, ni à moi, de me prononcer sur le fond de l'affaire, ce genre de précisions sur les ébats sexuels du défunt avec sa maîtresse ne me regardent pas."

Mais apparemment ça regarde le tribunal qui doit établir les responsabilités. Et il est heureux que la justice se rende publiquement.


"Pour terminer, la dame en question devait bien être d'accord vu qu'elle en avait fait sa carrière... "

Ca, c'est une vue très, très simpliste de ce qui s'est passé.


"et puis, Johann, sans le moindre doute vu n'avez jamais exécuté personne de 4 balles ou même vu les ravages de 4 balles à bout portant, alors vous me permettrez de vous décrire la boucherie :

Lorsqu'on ouvre le feu au niveau du thorax, la balle pénètre par un petit orifice et ressort en arrachant divers morceaux, le saignement est abondant et souvent selon l'angle de tir, la personne se noie dans son sang. Cela peut prendre des heures... alors la tête devient intéressante... mais là c'est très différent : la balle crèe une fosse dans la boite cranienne, les morceaux de cerveau sotn projeté dans l'axe de sortie du projectile. Une vraie boucherie."

C'était sans doute votre contribution au respect dû selon vous au défunt...
Mais vous avez raison, je n'ai jamais exécuté personne, et je n'ai même jamais tiré un seul coup de feu.

"Mais je ne suis pas juré, heureusement pour elle."

Et pourtant, vous jugez:

"4 balles dont deux à la tête, Johann, ce n'est pas un crime passionnel, c'est une exécution froide car il faut vraiment le vouloir."

Et même plutôt deux fois qu'une:

"Il suffisait à cette dame de quitter son amant, vu sa psychologie, cela aurait été pire qu'une exécution."


Mais revenons sur certains points:

"Une vraie boucherie."

Déclaration de l'ex-épouse: "Il aimait chasser en Afrique mais avec une certaine éthique. «Il était bon tireur et achevait rapidement les animaux. Il n’a jamais pris plaisir à les voir souffrir.»

Déclaration de la victime: "A ce moment-là, voyant le sang, j'ai eu l'image d'Edouard en Afrique pendant les parties de chasse. Je me suis souvenue qu'il n'aimait pas achever les animaux après les avoir touchés car il aimait les voir souffrir avant de mourir."

C'est donc par pitié qu'elle a tiré les trois dernière balles. Et s'il y a un boucher dans l'histoire, c'était bien lui.


Déclaration de l'ex-épouse: "Il n’était pas particulièrement avare et ne prenait pas goût à l’humiliation, a-t-elle ajouté."

Pieu mensonge. Pratiquement tous les témoignages de la défense montrent le contraire, et il ne s'agit plus ici de respect, mais de vérité. Vous n'aimez pas la vérité?


"Lorsqu'on ouvre le feu au niveau du thorax, la balle pénètre par un petit orifice et ressort en arrachant divers morceaux, le saignement est abondant et souvent selon l'angle de tir, la personne se noie dans son sang. Cela peut prendre des heures..."

On dirait que vous décrivez la scène comme si vous l'aviez vécue. Dites-moi dans ce cas pourquoi vous n'avez pas fait comme Cécile, et mis fin aux souffrances de la personne agonisante?!


"Il suffisait à cette dame de quitter son amant, vu sa psychologie, cela aurait été pire qu'une exécution."

Ce qu'elle a essayé de faire à de multiples reprises. Jamais entendu parler de harcèlement? Dans ce cas, c'est même de la persécution. Mais chut, respect dû à un défunt, on doit le traiter comme s'il avait été un saint!

Jamais non plus entendu parler d'emprise psychologique? Il la traitait comme sa chose et s'en donnait les moyens.

Et c'est là où ce procès et le déballage auquel on assiste deviennent sociologiquement très intéressant. Et dévoile toute l'hypocrisie de la bourgeoisie. La morale, le "respect", c'est bon pour la racaille. Dans la haute, toutes les perversités sont acceptées, ainsi que les humiliations pour les autres. Mais chut, il ne faut surtout pas que ça se sache, sinon où iraient nos sociétés?


"Mais je ne suis pas juré, heureusement pour elle."

Effectivement! Et malheureusement je ne le suis pas non plus, sinon je l'acquitterais au bénéfice de la légitime défense.

Écrit par : Johann | 13/06/2009

Bonjour à toutes et à tous,

Bonjour Johann,

eh bien... alors à vous en croire, au fond, une personne qui abat froidement un homme attaché de 4 balles est au fond dans son droit, vu que sa victime était banquier, mauvais chasseur, et qu'au fond... que valait sa vie...

Votre raisonnement est juste aberrant.

Je ne me permets pas de juger, je constate juste que cette dame était parfaitement dans la capacité de pouvoir partir, quitter son amant, mais évidemment, je constate qu'elle a préféré lui coller 4 balles dans le corps, dont deux au niveau de la boite cranienne.

C'est une exécution froide. Un bain de sang.

Donc le crime a bien eu lieu, qu'elle ait des circonstances atténuantes, c'est aux jurés d'en décider, mais le fait est que c'est un crime et qu'on ne peut pas laisser des criminelles sans des sanctions claires.

Des raisonnements, comme le vôtre, donnent froid dans le dos.

On pourrait abattre un homme parce qu'il est banquier, parce qu'il ne sait pas chasser, parce qu'il entretient une femme... eh bah... vous nous promettez une belle société Johann.

Pour terminer, la notion de légitime défense parle de réponse proportionnelle à l'attaque subie. Elle ne s'applique donc pas dans ce cas de figure.

Aller, polémiquer sur un sujet aussi morbide ne titille pas mon intérêt, mais c'est intéressant de constater le raisonnement de certains.

Bien à vous Johann,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | 13/06/2009

"eh bien... alors à vous en croire, au fond, une personne qui abat froidement un homme attaché de 4 balles est au fond dans son droit, vu que sa victime était banquier, mauvais chasseur, et qu'au fond... que valait sa vie..."

Je vous retourne le compliment: "Votre raisonnement est juste aberrant."

Elle n'était pas dans son "droit". Elle ne l'a pas abattu "froidement", puisque le psychiatre a estimé sa responsabilité légèrement diminuée. On peut tout à fait penser que poussée à bout, elle a pété un câble. Ce n'était pas une opération militaire préméditée comme vous avez eu l'habitude.

Une vie ne vaut rien, rien ne vaut une vie, même la vie d'un "pervers narcissique" (selon un commentaire sur figaro.fr).

Je dis simplement par ce que nous apprenons des compte-rendus d'audience, qu'il a été responsable de ce qui lui est arrivé. (Mais ça n'ouvre aucun "droit" à quiconque.) Problème: il ne peut plus assumer. Quant au respect... je n'ai jamais eu que du mépris pour les viandards* et les gens qui usaient de leurs pouvoirs pour dominer les gens en situation de faiblesse et les traiter comme de la merde. A ma connaissance ce "détail" n'a pas paru dans la presse genevoise:

"Avant de se retirer, la jeune femme a même raconté comme Édouard Stern, un jour qu'il était agacé, «a jeté un chat contre le mur parce qu'il refusait de lui obéir». Malgré tout son talent, Me Marc Bonnant lui-même semble encaisser le choc."


"Je ne me permets pas de juger, je constate juste que cette dame était parfaitement dans la capacité de pouvoir partir, quitter son amant, mais évidemment, je constate qu'elle a préféré lui coller 4 balles dans le corps, dont deux au niveau de la boite cranienne."

Si vous vous permettez justement de juger! Vous ne constatez rien. Vous n'êtes pas en mesure de prendre sa place. Vous développez un scénario complètement bidon pour affirmer votre point de vue. Cette dame était sans doute dans une grande détresse, avait subi humiliation sur humiliation et n'était pas en état de tenir un raisonnement comme vous devant votre écran. Traitez mal un chien et un jour il vous mordra voire pire. Le vrai bourreau n'est peut-être pas celle qui va être condamnée.


"Donc le crime a bien eu lieu, qu'elle ait des circonstances atténuantes, c'est aux jurés d'en décider, mais le fait est que c'est un crime et qu'on ne peut pas laisser des criminelles sans des sanctions claires."

Tout dépend des circonstances. Il y a des crimes excusables. C'est même pour cela qu'il y des débats. Autrement ils suffirait d'appliquer une sanction type, comme pour les amendes d'ordre.


"Des raisonnements, comme le vôtre, donnent froid dans le dos."

Et une fois de plus je vous retourne le compliment. Dites-moi: combien avez-vous abattu d'êtres humains lors de votre période de mercenariat? On ne peut pas laisser des criminels sans des sanctions claires, n'est-ce pas?

Mais mon pauvre, vous êtes complètement naïf! Tous les jours des criminels sont laissés sans sanction du tout. Et des gens qui sont responsables de milliers de morts.


"On pourrait abattre un homme parce qu'il est banquier, parce qu'il ne sait pas chasser, parce qu'il entretient une femme... eh bah... vous nous promettez une belle société Johann."


"Pour terminer, la notion de légitime défense parle de réponse proportionnelle à l'attaque subie. Elle ne s'applique donc pas dans ce cas de figure."

Désolé, c'est au jury d'en décider (comme vous le dites quelques lignes plus haut!). L'attaque n'est pas forcément physique, la violence peut être émotionnelle, psychique.


"Aller, polémiquer sur un sujet aussi morbide ne titille pas mon intérêt,"

Alors pourquoi avez-vous ouvert le sujet?


"mais c'est intéressant de constater le raisonnement de certains."

N'est-ce pas!
Je me demande si vous ne seriez pas pour le rétablissement de la peine de mort?


* Franquin doit se réjouir dans sa tombe! Pandanlag.

Écrit par : Johann | 14/06/2009

Je répare un oubli par rapport au message précédent:

"On pourrait abattre un homme parce qu'il est banquier, parce qu'il ne sait pas chasser, parce qu'il entretient une femme... eh bah... vous nous promettez une belle société Johann."

Comme vous le dites vous-même: "Des raisonnements, comme le vôtre, donnent froid dans le dos." Et "c'est intéressant de constater le raisonnement de certains."...

Car votre "raisonnement" est très intéressant, à savoir:

Maintenant montrez-moi où donc j'ai écrit qu'on pouvait abattre un homme parce qu'il est banquier, etc. Montrez-le moi donc! Ne vous dégonflez pas!

La ficelle est un peu grosse, n'est-ce pas? Vous me prêtez des raisonnements qui ne sont pas les miens pour pouvoir me juger (une manie pour quelqu'un qui prétend le contraire!), pouvoir vous défouler et parce que vous êtes à court d'arguments.

Je ne promets rien, ce n'est pas moi qui suis un élu qui a l'ambition de promettre une "belle société". Et la société promise par l'UDC, heum, heum... évitons de juger...



Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse.

Écrit par : Johann | 14/06/2009

A mon humble avis, ce meurtre n'a pas été commis de sang-froid, mais sous l'emprise de la rage.

Écrit par : Kissa | 14/06/2009

Bonjour à toutes et à tous,

Bonjour Johann, Kissa,

Johann, je vais faire court parce que bon, le public lambda moi, vous, les autres qui ne sont pas jurés dans l'affaire, n'avaient pas à connaître des détails sur la vie sexuelle de M. Stern. Un étalage irrespectueux pour le défunt. Certaines parties du procès, auraient dû se faire à huis clos. De plus, ce n'est pas lui que l'on juge, mais les avocats, brillants, de Mme Cécile B. ont réussi à faire que ce soit la victime qui le soit... très fort. Prévisible, mais très fort.

Kissa, un crime de rage, seulement 4 balles ? A contrario, 4 balles dont deux spécifiquement dans la boite cranienne ? ça démontre au contraire une maitrise froide. Je pourrais vous rejoindre si elle avait "vidé le chargeur" sans faire attention à loger deux d'entre elles à la tête. Tirer à la tête a une signification particulière dans ce genre de circonstances.

Quoi qu'il en soit, je trouve déplacé d'avoir exposé la vie du défunt de la sorte, sans qu'il ne puisse se défendre. S'en prendre ainsi à la mémoire d'un Homme est, selon mon humble avis, inutile et irrespectueux.

Bien à vous deux,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | 14/06/2009

Cette femme est une tueuse comme une autre, seulement la victime s'appelle M. Stern, banquier de renom alors il faut bien pour une fois que Genève, la provinciale s'émoustille sur une histoire sordide...

Écrit par : demain | 14/06/2009

"selon mon humble avis"

Amen.

Écrit par : Johann | 14/06/2009

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