29/03/2011

Fukushima c'est vendeur, Vernier attend son sauveur :o)

Bonjour à toutes et à tous,

depuis des jours, on parle de Fukushima. La catastrophe y est largement consommée, médiatisée, commercialisée, emballée et intrumentalisée par les activistes de tout bord.

Interdire le nucléaire, sortir du nucléaire, on va tous mourrir, que sais-je... les pauvres Japonais, mon Dieu agissons pour eux, collectons, manifestons...

Evidemment, il est assez difficile de ne pas être sensible à la souffrance de ces milliers d'Êtres humains touchés par une catastrophe naturelle et maintenant nucléaire...

Néanmoins, les activistes appelant à tout faire pour que "plus jamais" cela ne se produise... se mobilisent pour le Japon.

Alors, je les invite à se renseigner sur le site pétrolier de Blandonnet, où 115'000 mètres cubes de produits explosifs hautement inflammables cotoient 4'500 personnes au quotidien et ce à moins de 40 mètres des premiers Êtres vivants humanoïdes.

Donc pendant qu'on continue à s'occuper de Fukushima et de pester conter le nucléaire, on en oublie que, selon le plus optimiste des scénarii, ici à Genève, canton "nucléaire" l'inertie de l'Etat, l'immobilisme ambiant, exposent 450 personnes à une mort certaine.

Un brin de cynisme, les 450 morts ne seront rien... ils seront morts. En revanche, imaginons un instant celles et ceux qui survivront aux brûlures de 2 et 3 ième degré.

Sans parler des retombées de particules d'hydrocarbures divers qui contamineront les sols et qui sont tout le moins aussi cancerigènes que les particules radioactives qui nous arrivent du Japon.

La seule vraie différence entre Vernier et Fukushima, c'est que Fukushima la catastrophe est consommée... Blandonnet peut donc attendre, car nous pourrions agir avant une catastrophe mais pensez donc... si l'Humain était intelligent, si l'Etat s'occupait de protéger la vie d'autrui, ça se saurait.

A mes humbles yeux de Genevois vivant très loin, mais très loin du Japon, la surmédiatisation de Fukushima devient ridicule face aux risques encourus par les usagers de la commune de Vernier.

Mais évidemment, le risque est acceptable... malgré que depuis le 8 mars, le Conseil administratif de Vernier aurait du ou est intervenu auprès de l'Etat de Genève pour obtenir la cessation de l'exploitation de ce site...

Blandonnet en cas de catastrophe de type Buncefield c'est :

une explosion de :

200mbars sur un rayon de 90 mètres autour de l'épicentre

une chaleur de :  

24Kw sur un rayon de 200 mètres autour du site durant 30 secondes.

Soit 24 fois la température de votre micro onde sur un périmètre de 125'600 mètres carrés.

Faites le test avec un steak dans votre micro onde... :o)

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Mais allons, si l'Etat nous dit que le risque est infime, comme à Fukushima, c'est sans doute que nous sommes de gros débiles bien incapables de discernement.

Quant à moi, dans la mesure du possible, je vous avoue, j'évite les abords de ce site depuis que, malheureusement, je suis bien trop informé sur les risques et les conséquences d'un éventuel mais tellement improbable accident.

C'est marrant avant chaque catastrophe, on pense tout savoir mieux que les autres et qu'au fond les catastrophes arrivent ailleurs... et lorsque nous pourrions agir pour nos populations, on préfère regarder la paille dans l'oeil du voisin, au lieu de voir LA CITERNE dans le nôtre !

Nous aurons tout fait pour informer notre population, tout fait pour avertir l'Etat du danger inacceptable que ce site fait courrir à notre population, tout fait pour demander qu'on réduise ce risque, tout fait pour offrir des solutions susceptibles de protéger les usagers de la commune de Vernier...

Désormais, il sera difficile de faire plus : le site de Blandonnet est un non sens, un site dangereux qui ne dispose pas des arrivées d'eau requises en cas d'incendie, un site sans surveillance permanente où n'importe qui peut entrer... de l'inconscience politique dans toute sa splendeur.

Il ne reste qu'à prier pour que le jour où se produira un incident, car statistiquement il se produira, espérons que ce sera un dimanche... parce qu'un jour de semaine, ce sera un drame humain comme jamais Genève n'en a connu.

Bien à tous,

Stéphane

 

Commentaires

Merci Monsieur Valente.

Il faut: 1) distribuer un tout ménage alertant la population.
2) quelques semaines après lancer un truc (j'sais pas si initiative ou référendum)
3) il faut le faire non-politisé, afin de ne pas être utilisé par vos adversaires.

Bon succès!
Moi aussi, j'y pense chaque fois que j'y passe!

Lulu Berlue

Écrit par : Lulu | 29/03/2011

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