12/07/2008

1'500 et un mômes à la dérive

Bonjour à toutes et à tous,

dans un billet précédent, intitulé La Clairière et l'Angélisme, j'évoquais ma tendre et douce adolescence...

Hum ! Hum !

Donc, quand je lis que 1'500 mômes sont à la dérive, je m'inclus dans ces jeunes car j'ai été l'un d'eux.

Ma scolarité s'est terminée brutalement au cycle... milieu de neuvième pour être exact. Mon goût prononcé pour les plantes et autres produits psychotropes, ma passion pour mes congénères féminines ayant eu une incidence directe sur mes capacités scolaires... pardon mon envie de scolarisation.

Jeté "propre en ordre" par l'Instruction publique... mon père m'avait offert deux séjours au sein de deux écoles privées de renom international... Évidemment, avec la même motivation : fumette, dope, nanas, ce fut un échec cinglant.

Ensuite... la famille, quelque peu exaspérée ce dont je conviens, vous fait comprendre que vous partez "en live" et vous envoie un signal clair : "dégage"...

La vie de délinquant s'est donc dessinée peu à peu... et m'a conduit à faire la connaissance de nombreux inspecteurs de diverses brigades pour ensuite terminer ma folle destinée "in the walls of Justice", La Clairière. Et encore aujourd'hui je remercie le juge qui m'y a conduit, de même que les policiers qui m'ont arrêté.

Ensuite, les foyers...

Et puis... l'Armée à qui je dois mon retour sur terre... notre Armée tellement décriée, c'est elle qui a remis le citoyen Stéphane sur les rails.

Tout ça pour dire qu'il revient à chacun de se prendre en main... bien sûr il faut aider ces jeunes... mais c'est à eux de se prendre en main, l'Etat et le monde associatif ont un rôle à jouer : cadrer nos jeunes.

Sans cadre, il n'y a pas de repère, sans repère il n'y a pas de limite, sans limite... c'est la dérive.

Cadrer, plutôt qu'encadrer... le monde "adulte" doit fixer le cadre et c'est au jeune de trouver sa place.

Si j'ai déconné étant jeune, ce n'était ni la faute d'un contexte familial difficile, ni de la société, le seul responsable de ma dérive n'était autre que moi.

Convaincu que mon parcours atypique pouvait aider d'autres jeunes à reprendre leur vie en main, j'ai écrit un livre et, un jour, j'ai retrouvé ce commentaire sur le site officiel du-dit livre :

 -"Cher Monsieur Valente,
c'est empreint d'un forte émotion que je me permets de vous écrire ces quelques lignes.
Mon fils s'est métamorphosé depuis qu'il a lu votre livre alors qu'il empruntait une mauvaise voie et que mes appels à la raison raisonnaient dans le néant.
Il y a quelques semaines, il rentrait à la maison avec votre livre, livre que vous auriez offert à l'un de ses amis. Je me suis demandé ce que ce livre pouvait avoir d'intéressant pour lui, voter démarche d'offrir ce livre à son ami étant, selon lui, la seule motivation pour le lire.
Depuis, mon fils est transformé: il prend soin de lui, s'est remis au sport, s'enthousiasme à l'idée de faire son service et j'en passe, maissurtout, il a arrêté la fumette, l'alcool, et sûrement d'auters substances dont je n'étais pas informé.
Votre livre, semble êter à l'origine de cet electrochoc et je tenais à vous en remercier en temps que père, merci M. Valente.
Personnellement, j'ai aussi lu ce livre et j'ai compris pourquoi vous avez réussi à boulverser mon fils car je l'ai été aussi.
A travers vos lignes vous aurez réussi à sauver au moins mon môme de la délinquance et cela n'a pas de prix, la paix n'a pas de prix comme vous l'écrivez si bien.
Xavier de Genève"

En lisant ce billet posté... inutile de vous dire ce que j'ai pu ressentir...

En résumé, toutes les démarches, qu'elles soient associatives et  / ou étatiques ne peuvent atteindre leurs objectifs que si on responsabilise le jeune. A l'évidence, sans la volonté et l'envie de s'en sortir, sans avoir conscience qu'il est responsable de sa vie, de ses choix, que ces mêmes choix peuvent entraîner des conséquences graves... le jeune ne pourra pas s'en sortir.

Ce qui me fait peur, c'est qu'à force de vouloir encadrer, plutôt que de cadrer, on conforte ce dernier dans une dépendance à l'adulte en lieu et place de lui offrir son indépendance.

En me cadrant, la "société" m'a permis de sortir de la délinquance, d'avoir une vie sociale, une vie familiale, de vivre libre loin des stups que certains aujourd'hui voudraient légaliser...

Notre société actuelle tend à déresponsabiliser, alors que le salut passe d'abord par la prise de conscience de notre responsabilité envers les autres.

Aider, épauler, oui... s'apitoyer, non.

Pour tous ces jeunes, je finirai ce billet par une phrase d'un auteur suisse :

-"L'utopie peut mener au rêve... et parfois... le rêve devient réalité."

Notre vie est ce que l'on en fait,

Puissent-ils tous comprendre qu'ils sont les seuls maîtres de leur destin,

Bien à toutes et à tous,

Stéphane

 

PS. Si cela pouvait aider, si l'une des associations, ou institution souhaiteraient que j'intervienne dans la cadre d'une rencontre avec des jeunes "à problème", je suis à votre pleine et entière disposition.

05:04 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : dérive, jeunes, zone |  Facebook |

03/07/2008

Les idées politiques suisses de 2008

Bonjour à toutes et à tous,

pas plus tard qu'il y a 48 heures, je publiais un billet appelant à l'interdiction de l'entrecôte Café de Paris... en effet, comment ne pas être interpelé par le taux de mortalité lié aux problèmes cardiovasculaires qu'engendre la consommation de ce suculent beurre fondant, liquide à souhait, moelleux, qui se mélange avec des frites allumettes merveilleusement imprégnées du doux liquide épicé... MIAM MIAM !

Pensez donc... voilà que nos amis du PDC, veulent interdire -interdire un mot à la mode en politique suisse- l'eau en bouteille.

Voilà une idée de génie, novatrice et porteuse, sur une préoccupation légitime qui plongent l'ensemble des Suisses dans un profond désaroi parce qu'évidemment, l'eau en bouteille et un réel problème de société.

C'est dans des moments forts, comme celui là, que l'on comprend le souci des politiques à apporter à nous helvètes des solutions concrètes et pragmatiques à un vrai problème de société comme rarement nous avons du relever :

! ! ! ! ! L'eau en bouteille ! ! ! ! !

Une interrogation me trenscende tout d'un coup... : "combien d'énergie a été dépensée pour nourrir, instruire et grandir, les bulletins de vote, le transport par la gendarmerie, les personnes qui ont du procéder au décompte des voix, les journaux annonçant l'éléction du politique de génie qui propose au parlement l'interdiction de l'eau en bouteille ?" ;

-"n'y a t'il pas là un gaspillage d'énérgie invraisemblable ?"

A ce titre, vu l'énorme quantité d'énérgie gaspillée par Conseiller National, ne devrait on pas purement et simplement intedire les Conseillers nationaux ?

Anyway, les PDC innovent et surenchèrent sur les Socialistes en matière de politique de l'inutile...

Qu'ils continuent ainsi... ça laisse aux autres partis le loisir de travailler sur les sujets qui préoccupent nos concitoyens...

Une dernière question... me vient, avec la légalisation des stups à venir, demanderons - nous des emballages respectueux de l'environnement et surtout que le transport ne soit plus assuré par quelques mules, mais arrive par tonne entière directement par le rail.... Voilà une bonne manière de relancer CFF CARGO ! VIVE LE RAIL !  

Pour conclure :

 Faudrait juste arrêter le GRAND N'IMPORTE QUOI à BERNE !

La droite ligne du PDC, sans jeu de mot à deux francs six sous, conduit ce parti droit dans le mur.

La nouvelle mode à Berne, n'est pas le rose, le vert, l'orange... c'est : l'interdiction.

Les Conseillers Nationaux ne parlent plsu que de ça dans la salle des cent pas : -" et toi tu proposes quelle interdiction ? "

D'un côté on veut légaliser la dope... et de l'autre on veut interdire l'eau en bouteille...

Cohérence quand tu nous tiens...

Bien à toutes et à tous,

 Stéphane

 

 

 

01/07/2008

Révision de la loi sur les stupéfiants...

Bonjour à toutes et à tous,

paradoxalement, depuis aujourd'hui on ne peut plus fumer dans les lieux publics confinés... de l'autre nous allons devoir voter pour la révision de la loi sur les stupéfiants.

Notamment, la dépénalisation du chanvre.

Ce matin, l'oeil rivé sur les news, je tombe sur un article qui explique que le THC favorise les transferts chimiques des lipides dans le sang. Le lire ?

Donc, de plus en plus d'études scientifiques qui se penchent sur les effets néfastes de la consommation d'herbe et de ses dérivés, nous alertent sur les effets secondaires désastreux que cette consommation peut engendrer à court, moyen et long terme.

De plus, ayant été consommateur dans ma tendre adolescence, les taux de THC étaient encore naturels... mais avec le temps, le taux de THC présent dans l'herbe et ses dérivés est 40 x supérieur à l'herbe de WOODSTOCK.

40 fois

Personnellement, je trouve que nous vivons une époque formidable, d'un côté on interdit la cigarette des lieux publics et de l'autre on va dépénaliser le chanvre, ouvrir des espaces de "SHOOT", etc...

Responsabilité personnelle d'un côté... liberté de l'autre...

N'y a t'il pas là un paradoxe d'une société qui ne sait pas ce qu'elle se veut ?

On interdit aux mineurs de s'acheter de l'alcool, alors qu'il est beaucoup plus facile pour lesdits mineurs de se procurer tout l'arsenal psychotrope au coin de la rue à des prix défiant toute concurence !

Ma fille agée de treize ans commence à me poser des questions auxquelles je n'arrive plus à répondre tellement nos politiques mélangent les genre au gré du vent et des initiatives...

En effet, elle passe une fois par semaine près du "centre à injection" et voit parfaitement bien les dealers et les junkies, paradoxalement elle sait qu'elle ne pourra pas s'acheter une bière, ou un paquet de clopes, en revanche elle sait d'ores et déjà où se procurer de la fumette, ou mieux... encore....

Une impression que je partage avec mon adolescente : c'est juste n'importe quoi !

Mesdames, Messieurs, les politiques, ne serait ce pas le moment de tenir un discours cohérent ?

Bien à toutes et à tous,

Stéphane

 

15/06/2008

Un vendredi soir au Grand Conseil...

Bonjour à toutes et à tous,

vendredi soir,  pendant le match crucial France - Hollande, j'étais au Grand Conseil pour assister aux débats sur l'invitation d'un groupe parlementaire...

L'un portait sur la nouvelle loi sur notre Université et l'autre sur le rapport concernant la surpopulation carcérale et notre Justice...

Alors. évidemment, Ch*eur de première, j'ai surtout fait attention aux parlementaires qui passaient plus de temps à la buvette pour suivre le match... et leur nombre était conséquent...

On peut comprendre, l'Université de Genève n'étant pas la plus importante préoccupation de nos élites footballistiques alors que s'affrontent deux équipes durant l'Euro...

Je ne citerai bien évidemment pas les noms et les formations les plus assidues de la buvette...

Carton rouge Messieurs les députés.

Ensuite, un autre fait soulève mon inquiétude, nous savons depuis des années que Champ d'Ollon est surchargée et pratiquement en permanence à plus 200% de sa capacité... et là on incrimine notre Justice...

EUH ? Mais la Justice ne fait que son métier... n'inverserait - on pas le problème ? Est-ce la faute des magistrats si notre prison déborde ou ne serait - ce pas plutôt la faute des Conseillers d'Etat qui sont incapables de faire face à la hausse constante de la criminalité et donc des emprisonnements qui en découlent ?

On croît rêver lorsqu'on entend certains députés dire : il faut limiter l'emprisonnement à 8 jours.... ?

Bah voyons, libérons tous les détenus, ce sera plus simple... au fond, la présomption d'innocence devrait s'appliquer malgré le travail des magistrats...

A croire qu'à Genève la magistrature incarcère à tour de bras, parce que ça leur plait d'avoir tout plein de dossiers sur leur bureau.

Genève manque non seulement de policiers, mais aussi et surtout de places en prison car il est inconcevable de penser que doit limiter l'action des magistrats de notre Canton parce que nous manquons de place dans notre prison...

Aussi, humainement, notre République et Canton ne peut pas traiter les détenus comme c'est le cas actuellement et sans le travail admirable accompli par les gardiens, la prison de Champ Dollon se nommerait Poudrière de Champ Dol!

Heureusement, la grand messe s'est terminée par un discours du Président des institutions qui m'aura permis de bien m'endormir à la fin de la session. :o)

ZzzzzzzzZZzzzzzz

Enfin, j'aimerai comprendre pourquoi il faut un rapport d'experts internationaux pour conclure que notre prison est surchargée ???? et surtout combien un tel rapport coûte... alors qu'il suffit d'aligner la capacité d'une prison des années 70 au besoin d'une prison devant répondre à la criminalité de 2008 ???

 Un simple tableau Excel aurait suffit... à mon sens.... peut être qu'un simple cours de maths de base addition-soustratction aurait suffit ??? NON ?

En tout cas, nous ne pouvons que saluer le travail des gardiens de la prison, celui des magistrats qui malgré tout font leur maximum, et nos policiers qui recensent plus de 55'000 infractions par année... et les remercier. Parce que grâce à leur travail, ils nous garantissent une certaine sécurité. Merci à eux.

Bien à toutes et à tous,

Stéphane

06/06/2008

Le E-voting ? Une belle bêtise...

Bonjour à toutes et à tous,

 en lisant l'article paru sur mon Journal préféré, La TDG... Lire l'article ? On pourrait croire que demain nous voterons par Internet.

Ingénieur systèmes au civil, je suis contre.

Vous aussi dites clairement NON au E-voting...

Quel parti, quels députés, seraient prêts à bloquer purement et simplement ce projet ?

Ensuite qu'on essaie de faire taire l'un de mes confrères parce qu'il ose remettre en question une plateforme de vote éléctronique, c'est une atteinte à liberté d'expression.

Critiquer un système "foireux" est du devoir de tout citoyen... mon confrère lui va devoir s'acquitter d'une facture de 450'000 CHF parce qu'il a osé quitter son devoir de réserve...

Le E voting n'est de loin pas sûr, de plus, voter par Internet signifie que nos votes feront le tour de la terre 4 fois avant d'arriver sur les serveurs...

Autre problème, et non des moindres, personne n'est en mesure de vérifier QUI a voté.

La Démocratie pourrait être en danger avec des pratiques de E-voting...

Les connaissances technologiques du jour ne permettent ni de vérifier qui a voté, ni de garantir le résultat, ni même la sûreté des serveurs.

Notre Démoratie n'est pas la Star Ac, ou la Nouvelle Star, voter 1 pour l'initiative telle, voter 2 pour le contreprojet...

Plus aucun contrôle sur rien, plus de trace papier, comme pour l'affaire de Vernier oû les analyses graphologiques avaient permis de déterminer des malversations...

Le E voting est, à l'heure actuelle, un projet qui devrait rester dans les tirroirs afin de subir tous les tests possibles avant sa mise en application et que celà plaise ou non à nos Conseillers qui croient dur comme fer en ce projet.

Bien à toutes et à tous,

Stéphane