14/01/2009

Suisse juif...

Bonjour à toutes et à tous,

etoile_david_jaune.jpgsi vous avez regardé les informations de la TSR, le président de la CICAD répondait à Darius Rochebin suite aux récents dérapages, et pas verbaux ceux là, qui se sont produits dans notre beau pays depuis le début de l'opération à Gaza.

Sans la moindre équivoque, la première chose qu'il a répondu : nous sommes Suisses.

Eh oui, un brin de culture, et dire que nosu vivons en 2009 et qu'il faille encore rappeler des évidences... on peut être de n'importe quelle nationalité et avoir la confession juive ou autre.

Brûler ici des étoiles de David, lancer des pierres sur des lieux "juifs" s'est d'abord s'en prendre à des Suisses.

Que dirions nous, si chaque fois qu'une roquette du HAMAS s'abat sur Israël, des allumés s'en prenaient aux musulmans de ce pays, Suisses eux aussi ?

Témoigner son soutien à telle ou telle partie, en manifestant, libre à chacun d'avoir son parti pris, suivre son coeur, ses idées, etc...

Mais j'avoue ne pas comprendre qu'on s'en prenne à des Suisses en Suisse pour soutenir une cause qui, jusqu'à il y a peu, ne soulevait pas les foules et se déroule dans une partie du monde où nous, Suisses, n'avons qu'une influence très limitée voir insignifiante. Contrairement à certaines certitudes de crystal.

Ensuite, que certains utilisent ce conflit pour s'en prendre à nos propres compatriotes, sur notre territoire, j'avoue que ça m'hérisse le poil.

Pas vous ?

Demain, irions  nous incendier une mosquée, jeter des pierres sur une libriairie, sous prétexte, que nos compatriotes de religion musulmane, sont musulmans et qu'à 2'000 kilomètres de nous, d'autres musulmans d'un tout autre Etat souverain décident de partir guerroyer faisant au passage un carnage dans les populations civiles..?

En plus, ces agressions démontrent un manque de culture certaine qui ne peut être le fruit que de quelques illettrés. Encore faudrait il leur apprendre qu'Israël est un pays démocratique, que la Knesset, son parlement, est composé de juifs, bien évidemment, mais aussi de personnes musulmanes. Que Gaza est aussi peuplée de populations chrétiennes... Ce n'est donc pas une guerre de religion.

Nos compatriotes juifs ou musulmans ne portent pas plus la responsabilité de ce qu'il se passe là bas, que nous qui n'appartenons pas à l'une de ces religions ou à aucune autre d'ailleurs.

Personne n'a le droit de s'en prendre à nos compatriotes... car nous vivons tous sous ce même magnifique drapeau qui coiffe le plus beau pays du monde.

Si des personnes ont de l'énérgie à dépenser pour défendre une cause... et qu'ils souhaitent s'investir dans un vrai problème, bien suisse, en mettant cette énérgie au profit d'une vraie cause qui nous concerne, nous avons toujours deux otages retenus à Tripoli, alors au lieu d'aller "casser du suisse juif", à vos mails, écrivez à vos amis, mobilisez votre énérgie à défendre des Suisses plutôt qu'à en casser.

TRIPOLIDAY S.A. vos vacances en méditerrannée :

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174 jours à 0 .-

Vos réservations directement auprès du Ministère de l'Intérieur Libyen

Avec le personnel de l'Ambassade,

boycott_libya.jpgdont_forget_our_citizens.jpg174ème jour de captivité pour nos deux ressortissants

En attendant de devenir président

Des voix remontent de la cave...

-"C'est encore loin la Libye?"

-"Tais - toi et creuse !"

 

Bien à toutes et à tous,

Stéphane  

01:01 Publié dans Suisse | Lien permanent | Commentaires (44) | Tags : juif, suisse, conflit, gaza, israel |  Facebook |

21/07/2008

Politiquement correct

Bonjour à toutes et à tous,

 

depuis quelques jours, des articles de la presse suisse défraient la chronique avec un mot d'ordre : le politiquement correct en zone de conflit...

 

 

Alors je leur laisse méditer le texte suivant :

 

 

Leur chemin étant encore trop long… Cette nuit là… tous trois décident de dormir à la lisière d’une forêt non loin d’un village.

 

Au deuxième quart, S. active sa vision nocturne et scrute avec sa lunette les alentours. La nuit s’éclaire de cette lumière verdâtre. Des bruits provenant du village au loin attirent son attention. Des soldats en uniforme investissent le village. Des cris, des hurlements, parviennent jusqu’à cette forêt…

 

S. réveille ses deux frères d’arme qui allument à leur tour leur vision nocturne et balaient ainsi le village avec leur lunette.

 

Sur le visage peint aux couleurs de la forêt, le reflet vert de la vision de nuit donne une ambiance surréaliste au moment…

 

Quelques coups de feu retentissent au loin, les cris et les hurlements reprennent de plus belle.

 

Conscients que quelque chose de grave est en train de se passer, ils mettent en route un téléphone satellite et appellent leurs supérieurs, les informent que quelque chose de grave se produit en ce moment même, qu’ils sont trop peu équipés pour intervenir, que seul un transport immédiat de troupe héliportées pourrait mettre fin au massacre…

 

Mais la frontière est trop loin… trop loin… à voix basses, nos trois mercenaires insistent et insistent encore, mais des mots comme : prérogative, ingérence, zone d’opération crépitent dans le combiné.

 

Le souffle s’est accéléré, les doigts sur les détentes tremblent, l’adrénaline est montée et les visées s’alignent sur les cibles militaires potentielles.

 

Les trois soldats assistent impuissants au massacre qui se déroule…

 

Ils répètent encore et encore leur requête d’appui aérien… mais rien… la frontière est bien trop loin… trop loin…

 

Hors zone comme on dit…

 

L’ordre de fin des transmissions radio est ordonné.

 

Sous l’épaisse couverture camouflage qui les recouvre, la rage grandit amplifiée par l’impossibilité d’agir… des pleures silencieux s’échappent, les larmes coulent sur la peinture camouflage du visage… tous trois coupent alors leur vision de nuit avant de se recouvrir intégralement sous la couverture…

 

Une nuit interminable car les soldats s’en sont donnés à cœur joie…

 

Au petit matin… le bruit des véhicules qui démarrent  invite nos trois mercenaires à sortir la tête de la couverture camouflage, dans les lunettes, le village éclairé par le jour qui se lève apparaît comme « sans vie »… Les différents véhicules militaires s’en vont emmenant les soldats.

 

Ils décident alors de sortir du bois et d’aller inspecter le village à la recherche de survivants, pénétrant le village avec la prudence de mise, c’est une vision d’horreur qui s’offrent à eux. Les portes des maisons encore entrebâillées, ils les visitent les unes après les autres… mais d’aucune n’émane la vie qui animait ce village 12 heures avant…

 

A même le sol, des vieillards… plus loin dans des chambres, des femmes dénudées, la tête en sang… portant les signes visibles de coup de crosse… une chambre d’enfant plus loin… l’enfant ayant succombé au même sort que sa mère probablement…

 

Les larmes aux yeux, nos trois soldats doivent continuer… le cœur ailleurs… la mission doit se poursuivre…

 

Quelques jours plus tard, repassant par le même village, des journalistes sont là, des ONG aussi… maintenant les corps portent des numéros…

 

L’Humanité a repris ses droits… mais trop tard…

 

Le seul souvenir d’un numéro… 36… celui d’un garçon de 8 ou 9 ans… tombé sous un coup de crosse alors qu’il protégeait sa mère…

 

Heureusement, paix à son âme, il n’a pas assisté aux sévices que sa mère a du subir…

 

Le « politiquement correct » ce soir là… aura permis à une bande de criminels en uniforme de commettre les pires exactions.

 

Maintenant vous saurez que cette expression politiquement correcte, qui autorise ce genre de crime, est : « hors zone »

 

Ce texte est dédié à tous les bien-pensants, les politiquement corrects, les moralistes de salon.

 

Bien à toutes et à tous,

 

Stéphane