17/03/2009

Des armes, du vin et tout va bien...

Bonjour à toutes et à tous,

fass90_parapet.jpgquelle est la seule différence entre un fusil d'assaut type 90 sans culasse, sans munition, et un parapluie fermé ?

Sa taille ? sa dangerosité ? sa couleur ? Aller cherchez un peu... tout est dans l'usage que l'on en fait...

Eh bien, la seule différence entre le parapluie et le fusil d'assaut sans culasse et sans munition, c'est que lorsque vous ouvrirez votre parapluie, vous pourrez vous protéger de la pluie ! :o) De fait, essayez de vous couvrir avec un FASS 90...

Blague à part, les jeunes sont bien plus fascinés par les armes que par les parapluies. Ce constat fait par le Docteur Meinäpfel après une longue étude est sans appel. En effet, essayez de trouver un jeu vidéo où la trame se situerait dans le fait d'éviter les gouttes d'eau dans une rue sombre londonienne ?

Partant de ce constat très clair, fruit d'une très longue étude scientifique du marché des jeux vidéo, ne devrions nous pas nous poser la question en inversant le problème ?

Par expérience personnelle, issu d'une famille où les armes font partie du quotidien, tout jeune déjà, filles ou garçons, nos oncles nous apprenaient à tirer sur des cibles.

Tout d'abord, il nous fallait préparer le pas de tir en pleine campagne, ensuite il fallait écouter les anciens, puis, après d'interminables minutes d'attente, nous pouvions enfin épauler le fusil pour faire feu. Le coup parti, la fascination maladive pour l'arme cédait la place à une plus grande retenue. La violence du départ du coup servant comme un éléctrochoc.

Les anciens, l'air de rien, venaient de nous apprendre les dangers liés à l'utilisation d'une arme, nous inculquant au passage une crainte saine et salvatrice des armes.

Cette tradition des armes à feu je l'ai à mon tour transmise à mes neveux, fascinés eux aussi par les armes qu'ils voyaient à la télé, dans les jeux vidéo, en les amenant dans un stand et leur apprenant la manipulation de ces objets. Et là, même constat, de la fascination qui prévalait avant leur première séance, la peur et la retenue se sont naturellement imposées face aux armes.

Depuis, ils sont toujours fascinés par les armes, mais ils en mesurent les dangers. Désormais ils ont acquis qu'une arme n'est pas un jouet, que tirer implique d'être parfaitement conscient de son acte. Ils sont passés du virtuel au réel.

Dans une société dans laquelle nos jeunes sont abreuvés de violence virtuelle : jeux, télé, reportages ; ne faudrait il pas prendre nos responsabilités en inculquant à nos ados la dangerosité liée à l'utilisation d'armes plutôt que de continuer à faire les autruches en leur "interdisant" chaque fois que l'on peut d'être confrontés à la réalité ?

Ne devrait on pas instruire la dangerosité des armes à nos ados comme nous le faisons avec les règles de la circulation ? Pourquoi ne pas aborder cette question avec pragmatisme et responsabilité en permettant à nos jeunes de dépasser la fascination en les instruisant sur les dangers ? Leur faire dépasser le virtuel de leur WarGame afin de leur faire entendre et ressentir la violence du départ d'un coup de feu ainsi que l'impact du projectil sur les blindages ?

verre_de_vin.jpgAu même titre, toujours par expérience personnelle, issu d'une famille de vignerons, tout jeune on nous permettait de mettre une goutte de vin dans notre eau. Très jeune, 12-14 ans, les anciens nous accordaient un petit verre de vin lors des anniversaires, des grandes fêtes... Sans doute leur manière, là aussi, de nous faire dépasser la curiosité.

L'air de rien, là encore, ils nous ont transmis le contrôle, nous ont permis de dépasser l'interdit basique, apprendre par le concrêt qu'un verre de vin déjà provoque des effets.

En procédant ainsi, bien évidemment ils ne nous ont pas empêcher de prendre des cuites par la suite... je serai un fieffé menteur d'affirmer pareille contre vérité... ils nous ont appris l'amour de la vigne et de son fruit le plus noble : le vin... mais surtout... aucun de nous n'a de problème avec l'alcool.

A vouloir refaire le monde, en écoutant les théories fumeuses de la psychopédagogie ultra moderne new age, on perd l'enseignement transmis par nos anciens... pourtant c'est toujours le même monde qui tourne.

En transmettant le savoir et l'expérience que nous avons acquis, plutôt que de projeter nos peurs par des interdits, nous apprenons à nos jeunes à devenir responsables de leur vie. Et selon mon humble avis, je préfère transmettre la connaissance des dangers par l'expérience, que par des interdits théoriques.

Pour terminer et illustrer mon propos, je prendrai un exemple concrêt que tout parent a vécu à un moment ou à un autre lorsqu'un enfant approche de la cuisinière encore chaude, plaque ou four : (choisissez la solution qui vous convient)

Solution 1 :

Dire à votre enfant : "touche pas c'est chaud, tu vas te brûler !"

Solution 2 :

Prendre délicatement sa main pour l'approcher de la source de chaleur jusqu'à ce que son instinct l'invite à vouloir la retirer

Solution 3 :

Prendre délicatement sa main pour l'approcher de la source de chaleur jusqu'à ce que son instinct l'invite à vouloir la retirer et lui dire : "tu sens c'est chaud alors fais attention."

J'ai opté pour la 3... et depuis, je n'ai plus aucun souci avec la cusinière lorsque je prépare la popote pour ma petite famille.

Un constat est clair... Les anciens n'avaient pas les problèmes dont souffrent actuellement notre société. Et il y a peut être là une leçon à tirer, ce petit quelque chose dans notre approche des problèmes qui en est sans doute la source... Nous devons vraiment y réfléchir parce que l'alcool et la violence sont passées de l'exception à la règle.

Et puis... une société qui oublierait ses ressortissants détenus contre tout bon sens n'aurait rien de bon... alors ne les oublions pas... :

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233 jours à 0 .-

Vos réservations directement auprès du Ministère de l'Intérieur Libyen

Avec le personnel de l'Ambassade,

boycott_libya.jpgdont_forget_our_citizens.jpg233ème jour de captivité pour nos deux ressortissants

En attendant de devenir président

Des voix remontent de la cave...

-"C'est encore loin la Libye?"

-"Tais - toi et creuse !"

 

Bien à toutes et à tous,

Stéphane  

06:02 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : fass90, arme, vin, ecole, jeunesse |  Facebook |