28/10/2008

Une alternative à l'enfermement des mineurs...

Bonjour à toutes et à tous,

avec ce billet, je sais que je ne vais de loin pas faire l'unanimité... et en faire "hurler plus d'un" mais bon j'assume.

Comme expliqué dans différents billets, au fil du temps qui passe, je n'ai pas été le reflet de l'adolescent modèle super fréquentable... :o)

Alors, comme j'ai su trouver mon chemin grâce à différents facteurs, notamment l'Armée, je me demande, aujourd'hui, dans quelle mesure il ne serait pas imaginable de proposer aux jeunes délinquants mineurs de choisir entre l'enfermement et une période de service "militaire" au sein d'une "Académie" qui aurait pour vocation de "reprendre en main" les jeunes un peu paumés ?

De fait, sans parler de service "militaire" dans le sens strict du terme, pourquoi, notre Armée n'envisagerait pas le concept d'une Académie pour les jeunes à problèmes ?

En offrant un cadre clair et sans ambiguïté possible, conjuguant des activités physiques et intellectuelles, amenant aux jeunes l'esprit de corps et de service, en les poussant au dépassement de leur limite, intégrant des recherches d'emploi, n'y aurait il pas là un moyen d'amener autre chose à nos jeunes en perdition que le simple et sempiternel enfermement ?

Ce genre de réponse existe déjà dans d'autres pays et sous différentes formes : associations composées par d'anciens militaires prenant en charge des délinquants notamment et les résultats en matière de récidive font réfléchir.

Pourquoi, au vu des résultats obtenus en matière de récidive, ne pas imaginer une telle "Académie" en Suisse...?

Et vous qu'en pensez vous ?

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Avec le personnel de l'Ambassade,

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En attendant de devenir président

Des voix remontent de la cave...

-"C'est encore loin la Libye?"

-"Tais - toi et creuse !"

 

Bien à toutes et à tous,

Stéphane

25/08/2008

Botellòn ?.. une piste de solution...

Bonjour à toutes et à tous,

comme le soulignait Blondesen, les vieux que nous sommes nommaient ce genre de soirée : une biture.

Mais je me pose la question depuis quelques jours, pourquoi en fait on un phénomène et surtout pourquoi prend t'il une telle ampleur, alors qu'au fond des jeunes adultes boivent en plein air ?

Alors... après une discussion avec mes deux neveux cet après midi, et Victor plus tard dans la soirée... je suis jeune, j'ai un petit boulot qui ne permet pas de largesse... j'ai envie de faire la fête, boire un coup avec les potes, fumer une clope sans me prendre la tête...

Comment je m'organise ?

Je vais en boîte ?... je prends un verre qui me coûte 20 francs, sans compter l'entrée... je dois sortir pour fumer une clope...

Réflexion faite, pourquoi je ne m'achèterais pas une bouteille pour 20 francs, demande aux copains d'en faire de même, trouve un lieu et HOP je fais la fête sans me ruiner, sans m'enquiquiner à sortir pour fumer toutes les dix minutes...?

Alors je pose une question très simple... la mode nous est arrivée d'Espagne... pays où il est interdit de fumer dans les lieux publics... n'y a t'il pas là un lien de cause à effet ?

L'actuelle loi sur l'interdiction de fumer dans les lieux publics ne devrait elle pas... envisager des dérogations ? Et aussi, nos discothèques, et autres clubs, ne devraient ils pas baisser leur prix ?

De toute manière, cette mode cessera d'elle même à l'approche de l'hiver... à cause du froid...

Bien à toutes et à tous,

Stéphane

 

PS. Merci à Victor d'avoir soulevé cette réflexion et à mes neveux, au passage encore Joyeux Anniversaire Nico...!

 

Et pour finir, je pense à ceux qui sont toujours bloqués dans notre ambassade...

Espérons que nos deux compatriotes pourront bientôt rentrer chez eux...

Avec eux,

Avec le personnel de l'Ambassade,

boycott_libya.jpgdont_forget_our_citizens.jpg38ème jour de captivité pour nos deux ressortissants

En attendant de devenir président

Des voix remontent de la cave...

-"C'est encore loin la Libye?"

-"Tais - toi et creuse !"

 

Bien à toutes et à tous,

Stéphane

12/07/2008

1'500 et un mômes à la dérive

Bonjour à toutes et à tous,

dans un billet précédent, intitulé La Clairière et l'Angélisme, j'évoquais ma tendre et douce adolescence...

Hum ! Hum !

Donc, quand je lis que 1'500 mômes sont à la dérive, je m'inclus dans ces jeunes car j'ai été l'un d'eux.

Ma scolarité s'est terminée brutalement au cycle... milieu de neuvième pour être exact. Mon goût prononcé pour les plantes et autres produits psychotropes, ma passion pour mes congénères féminines ayant eu une incidence directe sur mes capacités scolaires... pardon mon envie de scolarisation.

Jeté "propre en ordre" par l'Instruction publique... mon père m'avait offert deux séjours au sein de deux écoles privées de renom international... Évidemment, avec la même motivation : fumette, dope, nanas, ce fut un échec cinglant.

Ensuite... la famille, quelque peu exaspérée ce dont je conviens, vous fait comprendre que vous partez "en live" et vous envoie un signal clair : "dégage"...

La vie de délinquant s'est donc dessinée peu à peu... et m'a conduit à faire la connaissance de nombreux inspecteurs de diverses brigades pour ensuite terminer ma folle destinée "in the walls of Justice", La Clairière. Et encore aujourd'hui je remercie le juge qui m'y a conduit, de même que les policiers qui m'ont arrêté.

Ensuite, les foyers...

Et puis... l'Armée à qui je dois mon retour sur terre... notre Armée tellement décriée, c'est elle qui a remis le citoyen Stéphane sur les rails.

Tout ça pour dire qu'il revient à chacun de se prendre en main... bien sûr il faut aider ces jeunes... mais c'est à eux de se prendre en main, l'Etat et le monde associatif ont un rôle à jouer : cadrer nos jeunes.

Sans cadre, il n'y a pas de repère, sans repère il n'y a pas de limite, sans limite... c'est la dérive.

Cadrer, plutôt qu'encadrer... le monde "adulte" doit fixer le cadre et c'est au jeune de trouver sa place.

Si j'ai déconné étant jeune, ce n'était ni la faute d'un contexte familial difficile, ni de la société, le seul responsable de ma dérive n'était autre que moi.

Convaincu que mon parcours atypique pouvait aider d'autres jeunes à reprendre leur vie en main, j'ai écrit un livre et, un jour, j'ai retrouvé ce commentaire sur le site officiel du-dit livre :

 -"Cher Monsieur Valente,
c'est empreint d'un forte émotion que je me permets de vous écrire ces quelques lignes.
Mon fils s'est métamorphosé depuis qu'il a lu votre livre alors qu'il empruntait une mauvaise voie et que mes appels à la raison raisonnaient dans le néant.
Il y a quelques semaines, il rentrait à la maison avec votre livre, livre que vous auriez offert à l'un de ses amis. Je me suis demandé ce que ce livre pouvait avoir d'intéressant pour lui, voter démarche d'offrir ce livre à son ami étant, selon lui, la seule motivation pour le lire.
Depuis, mon fils est transformé: il prend soin de lui, s'est remis au sport, s'enthousiasme à l'idée de faire son service et j'en passe, maissurtout, il a arrêté la fumette, l'alcool, et sûrement d'auters substances dont je n'étais pas informé.
Votre livre, semble êter à l'origine de cet electrochoc et je tenais à vous en remercier en temps que père, merci M. Valente.
Personnellement, j'ai aussi lu ce livre et j'ai compris pourquoi vous avez réussi à boulverser mon fils car je l'ai été aussi.
A travers vos lignes vous aurez réussi à sauver au moins mon môme de la délinquance et cela n'a pas de prix, la paix n'a pas de prix comme vous l'écrivez si bien.
Xavier de Genève"

En lisant ce billet posté... inutile de vous dire ce que j'ai pu ressentir...

En résumé, toutes les démarches, qu'elles soient associatives et  / ou étatiques ne peuvent atteindre leurs objectifs que si on responsabilise le jeune. A l'évidence, sans la volonté et l'envie de s'en sortir, sans avoir conscience qu'il est responsable de sa vie, de ses choix, que ces mêmes choix peuvent entraîner des conséquences graves... le jeune ne pourra pas s'en sortir.

Ce qui me fait peur, c'est qu'à force de vouloir encadrer, plutôt que de cadrer, on conforte ce dernier dans une dépendance à l'adulte en lieu et place de lui offrir son indépendance.

En me cadrant, la "société" m'a permis de sortir de la délinquance, d'avoir une vie sociale, une vie familiale, de vivre libre loin des stups que certains aujourd'hui voudraient légaliser...

Notre société actuelle tend à déresponsabiliser, alors que le salut passe d'abord par la prise de conscience de notre responsabilité envers les autres.

Aider, épauler, oui... s'apitoyer, non.

Pour tous ces jeunes, je finirai ce billet par une phrase d'un auteur suisse :

-"L'utopie peut mener au rêve... et parfois... le rêve devient réalité."

Notre vie est ce que l'on en fait,

Puissent-ils tous comprendre qu'ils sont les seuls maîtres de leur destin,

Bien à toutes et à tous,

Stéphane

 

PS. Si cela pouvait aider, si l'une des associations, ou institution souhaiteraient que j'intervienne dans la cadre d'une rencontre avec des jeunes "à problème", je suis à votre pleine et entière disposition.

05:04 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : dérive, jeunes, zone |  Facebook |