20/05/2009

Lettre ouverte aux autorités libyennes

Bonjour à toutes et à tous,

vous trouverez ci-bas, une lettre ouverte adressée aux autorités libyennes.

 

Mesdames, Messieurs,

depuis l'arrestation de M. Hannibal Khadafi, fils du Président de l'Etat souverain de Libye, et de son épouse, à Genève le 15 juillet 2008, les relations amicales et économiques, que nos deux pays entretenaient depuis longtemps, se sont clairement détériorées.

Après l'étude de la commission "ad hoc" de l'ONU sur le déroulement de cette affaire, votre pays a déposé plainte à l'encontre de la République et Canton de Genève.

La Justice de notre pays a donc reçu et accepté de traiter votre plainte.

Sur ces considérations, il serait de bonne augure que les autorités judiciaires et civiles de votre pays réétudient le cas de nos deux ressortissants assignés à résidence sur votre territoire.

De fait, cette situation cristallise les positions car beaucoup de Suisses sont préoccupés par le sort de nos deux ressortissants.

Il faut reconnaître à vos autorités qu'elles permettent à nos deux concitoyens de traverser cette situation au mieux en leur permettant notamment de communiquer avec leurs proches, amis et collègues.

Néanmoins, nos compatriotes commencent à se décourager. L'un d'eux souffre de son éloignement, son autre compagnon essaie de faire au mieux pour occuper son temps en attendant le dénouement de cette situation.

Comme tout père, toute mère, comme tout parent, il est certain que vous ne resterez pas insensible à ce fait. Plus de 300 jours d'éloignement c'est long.

Dans l'esprit d'un apaisement pour les familles et pour permettre à notre Justice et à nos diplomates d'étudier avec la plus grande considération la plainte relative à l'arrestation de M. Hannibal Khadafi et de son épouse sur le territoire helvétique et des suites éventuelles, un geste de la part de vos administrations en direction de nos deux ressortissants serait le bien venu et fortement apprécié.

Deux familles attendent le retour des leurs. L'assignation à résidence de nos deux concitoyens ne résoudra pas le différend qui oppose nos deux pays, qui rappelons - le étaient jusqu'il y a peu des partenaires de confiance.

Il est lieu de souligner que nous pouvons attendre de notre Justice qu'elle fasse son travail de manière impartiale et objective afin de rendre ses conclusions.

En considération, le simple citoyen que je suis vous demande, un peu naïvement sans doute, de bien vouloir procéder à la relaxe de nos deux concitoyens afin qu'ils puissent retrouver leurs familles au plus vite.

Cette situation ne profite à personne et surtout elle ne permettra pas de dénouer sereinement cet incident.

Toutes ces raisons m'amènent à déposer entre vos mains cette demande qui, je l'espère, recevra un écho favorable, même infime soit-il, auprès des autorités civiles et judiciaires de votre pays.

Dans l'espoir de leur libération prochaine, recevez, Mesdames, Messieurs, l'expression de ma très haute considération.

Stéphane Valente