14/02/2011

Citernes : l'incompréhensible refus des Verts

Bonjour à toutes et à tous,

Pourquoi donc les citernes situées à Blandonnet, en face du géant suédois IKEA, doivent-elles impérativement être déplacées dans les plus brefs délais.

Pour l'UDC Genève et l'UDC Vernier, il faut impérativement déplacer ces installations pour les écarter d'un pôle de 4'500 personnes évoluant professionnellement, ou vivant dans le périmètre dit de létalité de 200 mètres.

Il ne s'agit pas d'une "croisade" contre les pétroliers, mais bien faire comprendre à ces derniers et à l'Etat que la zone s'est densifiée de manière conséquente, exposant des milliers de vies humaines à un risque de mort, de blessures extrêmement graves.

Combien pour la vie d'une personne ? Quel prix donne t'on à une vie humaine lorsque 4'500 personnes sont exposées ?

Pourquoi Vernier doit-elle s'urbaniser sous la contrainte de véritables bombes à retardement et être obligée de se développer à l'inverse du bon sens ?

Combien Vernier gagne t'elle à supporter la présence de "ces verrues" sur son territoire ?

Pourquoi les pétroliers nous avancent-ils l'argument financier des coûts que déplacer ces citernes engendreraient... ?

Plus de dix ans que le dossier des citernes s'enlise dans les méandres d'études diverses, pendant que les Verniolans sont exposés à un risque majeur...

Risque majeur et pour cause, les dépôts d'hydrocarbure sont par définition dangereux, quelles que soient les mesures de sécurité prises, mieux encore, dans tous les pays du monde, les autorités ont le bon sens de construire ce genre de dépôts loin des habitations... faisons une petite comparaison :

Voilà la vue aérienne du site de Buncefield UK :

buncefield_before_2005.jpg

29 citernes parfaitement inertes, sécurité optimale... évidemment...

Sauf que...

 

 

 

 

Un jour du mois de décembre 2005... le 11 pour être exact :

buncefield_decembre_2005_cata.jpg

Voilà, à quoi conduit la sécurité optimale, l'assurance que toutes les mesures de sécurité ont été prises...

Lire le rapport ?

Maintenant, que l'on vienne nous dire que "jamais pareille catastrophe pourrait se produire à Vernier".

Que les inconscients, les irresponsables, continuent d'imaginer que "toutes les mesures et les normes de sécurité" sont appliquées à la lettre et que : Ô grand jamais pareille catastrophe ne pourrait survenir à Vernier.

Buncefield, c'est 29 citernes...

Vernier, c'est plus d'une centaine de citernes, et Blandonnet c'est 31 citernes reliées à un pipeline...

 

 

 

 

Blandonnet, 2011 avant une éventuelle catastrophe :

blandonnet_2011.jpg 31 citernes, accessibles, sans le moindre contrôle, portail grand ouvert, sécurité minimale :

Bordant une autouroute extrêmement fréquentée le soir venu,

une route principale bondée,

un centre commercial pour le mobilier à 40 mètres,

un centre d'affaires regroupant plusieurs milliers de personnes à 40 mètres,

un centre artisanal qui le jouxte,

un immeuble d'habitation à moins de 100 mètres,

un foyer pour requérants d'asile à 50 mètres,

un chemin de fer désservant les lignes internationales TGV à 10 mètres,

un arrêt de bus à 6 mètres du portail...

Le tout au milieu de notre commune, ce qui nous empêche toute jonction centrale du territoire verniolan. Toute ville, commune, tend à densifier son centre, Vernier, densifie sa périphérie en continu.

Entre les problèmes évident de sécurité relevé par les études : 

  • Carbura 1999
  • Urbaplan 2002
  • le plan établit sur décision du Conseil d'Etat du 5 mars 2003 en application de l'article 10 LPE et de l'OPAM du 27 février 1991, article 3 et annexe 2.1 lettre a

 "Electoraliste" s'est exclamée une candidate des "Verts" lorsque vendredi, alors que les "Verts" tenaient une présence en vue des élections, j'ai tendu l'initiative "moins de citernes, plus de sécurité" espérant que nos amis les "Verts" parapheraient le texte...

"La date est trop proche" s'exclame alors un autre "Vert" juin 2012 étant trop proche selon lui. Candidat à sa réélection au sein de l'hémicycle verniolan.

Un autre représentant, d'une parti traditionnel, me dit : "vous partez seuls (ntldr : l'UDC) alors que c'est une problématique qui concerne tous les partis"

Or, les partis traditionnels, les Verts, et autres présents sur la commune ont été informés à de nombreuses reprises de la démarche à laquelle nous aurions aimé les associer...

De fait, lorsque j'étais vice-président et puis président du Conseil municipal, j'ai écrit plusieurs Emails aux Chefs de groupe des différents partis, pour leur demander que nous nous fendions d'une initiative communale tous ensemble...

Doux rêveur que j'étais, des mails restés lettres mortes...

Alors, l'UDC Genève et l'UDC Vernier, nous avons décidé de partir seuls en lançant l'initiative... initiative que les habitants et habitantes de Vernier peuvent télécharger ici : Initiative communale : moins de citernes, plus de sécurité au format PDF

Seul le MCG s'est officiellement positionné en soutenant "bec et ongle" cette initiative.

Les autres se contentent de nous rétorquer que les pétroliers ont un droit de superficie, et que de là je cite : "on ne peut rien faire" alors ne faisons rien et attendons que Vernier ressemble à ça :

buncefield_opendant.jpg
buncefield_apres.jpg
buncefield_apres_2.jpg
Parce que OUI, nous pouvons faire quelque chose, les pétroliers le savent, l'Etat le sait, et si les prétendants au Trône à Vernier étudiaient un brin soi peu le dossier, ils et elles sauraient que l'on peut faire quelque chose :
 
 
 
 
 
 
 
Transférer la capacité de stockage de Blandonnet, site dit : Petrostock, ex-SASMA, sur SOGEP 1 ou SOGEP 2 car toutes les citernes ne sont pas pleines... et SOGEP 1 et SOGEP 2, sont plus éloignés de notre population !
Au pire, si une catastrophe devait survenir avant... ils pourront toujours se fendre de ce genre d'exercice :
 
 
 
 
En attendant, si demain il arrivait quelque chose, l'UDC-Genève, l'UDC-Vernier, le MCG de Vernier pourront se regarder bien en face et dire haut et fort : nous vous l'avions dit !
 
Pour prier que telle catastrophe n'intervienne, évitez les cierges :o)
 
Bien à toutes et à tous,
 
Stéphane