20/02/2012

Non, les citernes ne valent pas ma vie...

Bonjour à toutes et à tous,

ma démarche de grève de la faim est la résultante de deux années de combat politique contre les citernes présentes à Vernier.

Un site en particulier : celui qu'exploite la société Petrostock S.A. à Blandonnet.

Ce n'est pas cette société que je vise, mais le site où sont stockés 115'000 mètres cubes d'hydrocarbures.

115'000 mètres cubes, cela représente une quantité en litres de 115'000'000. Oui vous avez bien lu, 115 millions de litres de produits volatiles et hautement inflammables.

115'000'000 de litres à moins de 40 mètres des premiers bâtiments habités.

Enclavé entre l'autoroute de contournement, la route de Vernier, la route de Pré-bois, la ligne ferroviaire internationale, IKEA, et le centre d'affaires de Blandonnet. Le tout dans un rayon de 40 mètres. A 300 mètres du début de la piste d'atterrissage et d'envol de l'aéroport international de Genève.

Aussi, avant de prendre cette décision, j'ai, avec l'aide de Conseillers municipaux, de Députés, tenté d'attirer l'attention du Conseil d'Etat sur ce site particulier. Le Conseil administratif de Vernier a relayé nos appels, le Grand Conseil par le biais de la députation a essayé lui aussi.

Or, le Conseil d'Etat a décidé de mandater une énième étude, dites SOFIES, en vue de déplacer l'ensemble des citernes. Ce qui évidemment, en l'état, n'est pas réalisable. Ce n'est d'ailleurs pas du tout ce que je veux faire valoir avec mon geste. L'annonce du résultat de cette étude devait être un scoop, désolé, je viens de "brûler" la priorité au CE...

SASMA, nouvellement Petrostock S.A. et leur site de Blandonnet ont fait l'objet d'études sérieuses :

- Carbura

- Urbaplan

Urbaplan s'est penchée particulièrement sur le site de Blandonnet, proposant une solution réaliste au déplacement de cette capacité de stockage vers d'autres centres. La solution du déplacement existe donc bel et bien.

Etudes, dont la dernière Urbaplan, a fait l'objet d'un rapport émis par le SEN, service de l'Etat en charge de la question des risques. Ce rapport, malgré qu'ils (ntldr : le service en question) aient relevé que la quantité d'eau présente sur le site n'était pas suffisante pour enrayer un départ d'incendie, indique que la mortalité en cas d'incident de type Buncefield serait de 10%. La conclusion est écrite en ces termes :

-"constitue un risque acceptable".

Or, le plan émis par le DCTI pour définir les zones de mortalité, démontre, si besoin était, que ce sont alors les 5'000 personnes qui évoluent autour : travailleurs, employés, simples automobilistes, voyageurs en train, visiteurs d'IKEA, résidents du centre de requérants, usagers du centre d'affaires de Blandonnet qui seraient touchés.

10 % de 5'000 personnes représentent donc : 500 personnes. 500 morts.

Conscient du danger de leur propre installation, la société exploitante de l'époque s'est opposée à la construction du centre d'affaires, mais aussi d'IKEA. Le Tribunal fédéral a été saisi de l'affaire et a rendu un avis aussi clair que possible :

-"l'exploitant de l'installation doit cesser son activité et partir à ses frais en raison de l'augmentation du risque par l'urbanisation de la zone" en substance.

Donc, nous sommes en face d'un déni... de bon sens, de respect de nos autorités représentatives élues, de notre plus haute instance de Justice et en pleine contradiction des plans établis par l'Etat lui même.

Mieux encore... imaginons que l"' accident qui n'arrivera jamais" arrive... les 500 morts, paix à leurs âmes, seront morts dans d'atroces souffrances... les grands brûlés eux, le survivants, devront quant à eux être déplacés à travers toute l'Europe, car nos centres que sont le CHUV et l'HUG de Zurich ne peuvent pas accueillir plus de 30 lits... 30 patients... alors qu'ils se chiffreront plus en centaines... qu'en dizaines.

Mais au fond... que sont les vies humaines...

La vraie question... qui fait mal... qui paiera ?

Les assurances auront vite fait de démontré que l'Etat a laissé une site dangereux en plein coeur d'une zone urbaine, contrairement à l'avis du TF, contrairement à la moindre de bon sens... donc... le responsable qui paiera c'est l'Etat.

L'Etat c'est qui ?

A Buncefield en 2005, il n'y a eu aucun mort par chance c'était un dimanche matin à 6h, et cette installation n'était pas à 40 mètres de la population... par chance...

Il y a un dernier point qui n'est évalué nulle part... en cas de catastrophe, à cet endroit précis... les routes, autoroutes, le chemin de fer, et même l'aéroport par son axe sud seront impraticables... c'est donc Genève, du moins une très importante partie du Canton qui seront de fait... bloqués.

Et là, économiquement parlant... les conséquences seront difficilement chiffrables. Mais l'argent... quelque part, ça va, ça vient...

Les vies humaines détruites, brisées... cela est à mon sens... bien plus important...

Non les citernes ne valent pas ma vie... pas plus que la vôtre...

Non, décidèment ces citernes ne valent pas nos VIES.

Stéphane Valente

Non, les citernes ne valent pas ma vie...

Bonjour à toutes et à tous,

ma démarche de grève de la faim est la résultante de deux années de combat politique contre les citernes présentes à Vernier.

Un site en particulier : celui qu'exploite la société Petrostock S.A. à Blandonnet.

Ce n'est pas cette société que je vise, mais le site où sont stockés 115'000 mètres cubes d'hydrocarbures.

115'000 mètres cubes, cela représente une quantité en litres de 115'000'000. Oui vous avez bien lu, 115 millions de litres de produits volatiles et hautement inflammables.

115'000'000 de litres à moins de 40 mètres des premiers bâtiments habités.

Enclavé entre l'autoroute de contournement, la route de Vernier, la route de Pré-bois, la ligne ferroviaire internationale, IKEA, et le centre d'affaires de Blandonnet. Le tout dans un rayon de 40 mètres. A 300 mètres du début de la piste d'atterrissage et d'envol de l'aéroport international de Genève.

Aussi, avant de prendre cette décision, j'ai, avec l'aide de Conseillers municipaux, de Députés, tenté d'attirer l'attention du Conseil d'Etat sur ce site particulier. Le Conseil administratif de Vernier a relayé nos appels, le Grand Conseil par le biais de la députation a essayé lui aussi.

Or, le Conseil d'Etat a décidé de mandater une énième étude, dites SOFIES, en vue de déplacer l'ensemble des citernes. Ce qui évidemment, en l'état, n'est pas réalisable. Ce n'est d'ailleurs pas du tout ce que je veux faire valoir avec mon geste.

SASMA, nouvellement Petrostock S.A. et leur site de Blandonnet ont fait l'objet d'études sérieuses :

- Carbura

- Urbaplan

Urbaplan s'est penchée particulièrement sur le site de Blandonnet, proposant une solution réaliste au déplacement de cette capacité de stockage vers d'autres centres. La solution du déplacement existe donc bel et bien.

Etudes, dont la dernière Urbaplan, a fait l'objet d'un rapport émis par le SEN, service de l'Etat en charge de la question des risques. Ce rapport, malgré qu'ils (ntldr : le service en question) aient relevé que la quantité d'eau présente sur le site n'était pas suffisante pour enrayer un départ d'incendie, indique que la mortalité en cas d'incident de type Buncefield serait de 10%. La conclusion est écrite en ces termes :

-"constitue un risque acceptable".

Or, le plan émis par le DCTI pour définir les zones de mortalité, démontre, si besoin était, que ce sont alors les 5'000 personnes qui évoluent autour : travailleurs, employés, simples automobilistes, voyageurs en train, visiteurs d'IKEA, résidents du centre de requérants, usagers du centre d'affaires de Blandonnet qui seraient touchés.

10 % de 5'000 personnes représentent donc : 500 personnes. 500 morts.

Conscient du danger de leur propre installation, la société exploitante de l'époque s'est opposée à la construction du centre d'affaires, mais aussi d'IKEA. Le Tribunal fédéral a été saisi de l'affaire et a rendu un avis aussi clair que possible :

-"l'exploitant de l'installation doit cesser son activité et partir à ses frais en raison de l'augmentation du risque par l'urbanisation de la zone" en substance.

Donc, nous sommes en face d'un déni... de bon sens, de respect de nos autorités représentatives élues, de notre plus haute instance de Justice et en pleine contradiction des plans établis par l'Etat lui même.

Mieux encore... imaginons que l"' accident qui n'arrivera jamais" arrive... les 500 morts, paix à leurs âmes, seront morts dans d'atroces souffrances... les grands brûlés eux, le survivants, devront quant à eux être déplacés à travers toute l'Europe, car nos centres que sont le CHUV et l'HUG de Zurich ne peuvent pas accueillir plus de 30 lits... 30 patients... alors qu'ils se chiffreront plus en centaines... qu'en dizaines.

Qui paiera ?

Les assurances auront vite fait de démontré que l'Etat a laissé une site dangereux en plein coeur d'une zone urbaine, contrairement à l'avis du TF, contrairement à la moindre de bon sens... donc... le responsable qui paiera c'est l'Etat.

L'Etat c'est qui ?

A Buncefield en 2005, il n'y a eu aucun mort par chance c'était un dimanche matin à 6h, et cette installation n'était pas à 40 mètres de la population... par chance...

Non les citernes ne valent pas ma vie... pas plus que la vôtre... lorsque vous êtes tranquillement entrain de faire vos courses... de rentrer par l'autoroute... de rentrer chez vous...

Non, décidèment ces citernes ne valent pas nos VIES.

Stéphane Valente