29/06/2012

Blandonnet, les pétroliers sont prêts à partir...

Bonjour à toutes et à tous,

hier soir, à l'école des Ranches sise à Vernier, se tenait une table ronde entre la commune de Vernier, représentée par son Maire, les représentants des organisations faitières des pétroliers présents sur la commune et les responsables de différents services de l'Etat.

Enfin, après des années d'attente, nous arrivons à tous nous retrouver pour poser la problématique des dépôts d'hyrocarbures.

Au fil du débat, lorsque le moment des questions arrive, je pose la question qui me tient à coeur et au ventre à savoir le déplacement du centre de stockage et de distribution de Blandonnet.

Les pétroliers, en dehors du détail de qui paie, sont prêts à déplacer ce centre de stockage ailleurs, du moment que la capacité de 115'000 mètres cubes sera mise à disposition ailleurs.

Les pétroliers sont donc prêts à jouer le jeu rapidement.

Mais pensez donc... c'est l'Etat qui traine des pieds... alors que l'étude Urbaplan propose la solution noir sur blanc pour le transfert de cette capacité sur d'autres sites équipés pour, que les pétroliers sont prêts à déménager les infrastructures, mais NON.

L'Etat ne peut plus faire l'autruche et se réfugier derrière des semblant d'excuses du genre : ce n'est pas aussi simple, il faut étudier encore...

Lorsque, avec la moindre des volontés, nous pourrions transférer rapidement 50% de la capacité de Blandonnet loin de la population, soit 65'000 mètres cubes sur la parcelle Holcim équipée pour... rien n'est fait... il suffira ensuite de trouver la surface pour accueillir les 50'000 mètres cubes restant...

A un certain point, il faut commencer... et arrêter d'attendre une probabilité de catastrophe qui mathématiquement, avec le temps qui passe, augmente chaque jour.

M. Longchamp, homme de décision, s'il en est, doit empoigner le sujet... avant que, sans même une catastrophe annoncée, nous perdions simplement les sièges de :

L'Oréal

World Found

HSBC

Transocean

Merck Serono, en comparaison purement économique, sera juste une pacotille...

L'attentisme dans ce dossier est dangereux pour une population de 5'000 personnes directement exposées et aussi économique de voir partir pareils contribuable sous d'autres longitudes plus sûres.

Un brin de bonne volonté, un peu de courage, et ce site pourrait enfin être déplacé...

C'est donc bien à l'Etat d'agir... et à l'Etat seul de faire montre d'efficience dans un dossier qui dort depuis 10 ans.

Bien à toutes et à tous,

Stéphane

17/03/2012

Citernes, le Conseil d'Etat est enfin armé

A mon ami Soli Pardo,

hier soir, le parlement a accepté la Motion 2043 amendée. Ce texte demandant la rationalisation des stocks d'hydrocarbures présents sur la commune de Vernier, dispose d'un amendement clair concernant le centre de stockage de Blandonnet.

Ce texte, soutenu par l'ensemble des groupes politiques par 82 voix et une abstention, arme désormais notre Conseil d'Etat pour entamer sans plus tarder des négociations avec les pétroliers présents à Blandonnet.

En envoyant ce message on ne peut plus clair, le Parlement donne donc de la voix, quasi unanime pour que cette installation soit déplacée loin des habitations.

115'000'000 (115 millions de litres) de produits volatiles hautement inflammables à 40 mètres d'une population de 5'000 âmes étant une douce hérésie. Mesures de sécurité ou non.

Alors je tiens à remercier chacun des députés qui se faisant ont envoyé un signal clair en direction des pétroliers : l'installation de Blandonnet doit partir.

Merci.

Un merci à tous les journalistes, qui pour, qui contre, auront médiatisé le dossier.

Merci à Madame Isabel Rochat et à M. le Président de Conseil d'Etat pour m'avoir cordialement reçu et transmis leur réelle préoccupation à faire avancer le dossier une fois "armés" pour le faire.

Le Parlement vient donc d'armer nos Conseillers d'Etat afin qu'ils fassent entendre une volonté populaire désormais claire : Blandonnet s'en va.

Pour le reste, si mon billet commence par un hommage à Soli Pardo, c'est simplement parce qu'il n'aura pas vu la fin de ce combat et pourtant, si j'ai pu le mener, c'est parce qu'un jour nos chemins se sont croisés.

Ce combat c'est aussi un peu lui... A toi Soli.

Bien à toutes et à tous,

Stéphane

 

PS. Un grand merci aux centaines de personnes qui d'une manière ou d'une autre m'ont témoigné leur soutien. Merci.

06/03/2012

Non, les citernes ne valent pas nos vies, jour 21

Bonjour à toutes et à tous,

je n'ai plus envie de rire... le Conseil d'Etat se paie ouvertement ma poire, et au de là, c'est de 5'000 personnes et de 5 multinationales qui paient leurs impôts à notre beau et merveilleux Canton, aussi.

Nous sommes donc tous des rigolos, bons à servir de barbecue géant...

Nous verrons si HSBC, L'Oréal, IKEA, World Fund, Transocean, présents à moins de 40 mètres de l'installation de Blandonnet, apprécient l'en-têtement absurde et irresponsable de nos édiles désormais parfaitement informées de l'ensemble des documents relatifs à l'installation de stockage et de distribution de Blandonnet, à savoir :

- Etude Urbaplan

- Rapport du SEN

- Avis du Tribunal fédéral

Désormais, si un incident arrivait dans l'intervalle, ils ne pourront pas se défendre de ne pas en avoir été dûment informés.

Quant à moi, à celles et ceux qui pensaient que j'allais très vite abandonner... ma réponse est ici bas :

21 ième jour
Today's balance 92.5 kg...
Détermination : 211%
Sérènité : 267%
Humour en stock : 43 %
Etat général : accuse le coup à 51%
Etat de veille sanitaire : active

Phrase du jour :

-"Toute vérité franchit trois étapes. D'abord, elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant été une évidence."
Arthur Schopenhauer
 
Bonne journée

Stéphane Valente

NB. Je ne publierai aucun commentaire anonyme sur ce sujet. Oser assumer vos propos, vos positions, comme j'assume les miens.

27/02/2012

Non, les citernes ne valent pas ma vie, jour 13

‎Bonjour à toutes et à tous,


‎13 ième jour :o)
Today's balance 94,2 kg...
Détermination : 161%
Sérènité : 217%
Humour en stock : 119 %
Etat général : accuse le coup à 13%
Etat de veille sanitaire : bientôt atteint 

 

Phrase du jour :

-"Toute vérité franchit trois étapes. D'abord, elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant été une évidence."
Arthur Schopenhauer


Pour ceux qui ne savent pas encore pourquoi je refuse de m'alimenter... la réponse est ici... :

Le pourquoi du comment, un citoyen en arrive là ?

Bonne journée

Stéphane Valente

NB. Je ne publierai aucun commentaire anonyme sur ce sujet. Oser assumer vos propos, vos positions, comme j'assume les miens.

20/02/2012

Non, les citernes ne valent pas ma vie...

Bonjour à toutes et à tous,

ma démarche de grève de la faim est la résultante de deux années de combat politique contre les citernes présentes à Vernier.

Un site en particulier : celui qu'exploite la société Petrostock S.A. à Blandonnet.

Ce n'est pas cette société que je vise, mais le site où sont stockés 115'000 mètres cubes d'hydrocarbures.

115'000 mètres cubes, cela représente une quantité en litres de 115'000'000. Oui vous avez bien lu, 115 millions de litres de produits volatiles et hautement inflammables.

115'000'000 de litres à moins de 40 mètres des premiers bâtiments habités.

Enclavé entre l'autoroute de contournement, la route de Vernier, la route de Pré-bois, la ligne ferroviaire internationale, IKEA, et le centre d'affaires de Blandonnet. Le tout dans un rayon de 40 mètres. A 300 mètres du début de la piste d'atterrissage et d'envol de l'aéroport international de Genève.

Aussi, avant de prendre cette décision, j'ai, avec l'aide de Conseillers municipaux, de Députés, tenté d'attirer l'attention du Conseil d'Etat sur ce site particulier. Le Conseil administratif de Vernier a relayé nos appels, le Grand Conseil par le biais de la députation a essayé lui aussi.

Or, le Conseil d'Etat a décidé de mandater une énième étude, dites SOFIES, en vue de déplacer l'ensemble des citernes. Ce qui évidemment, en l'état, n'est pas réalisable. Ce n'est d'ailleurs pas du tout ce que je veux faire valoir avec mon geste. L'annonce du résultat de cette étude devait être un scoop, désolé, je viens de "brûler" la priorité au CE...

SASMA, nouvellement Petrostock S.A. et leur site de Blandonnet ont fait l'objet d'études sérieuses :

- Carbura

- Urbaplan

Urbaplan s'est penchée particulièrement sur le site de Blandonnet, proposant une solution réaliste au déplacement de cette capacité de stockage vers d'autres centres. La solution du déplacement existe donc bel et bien.

Etudes, dont la dernière Urbaplan, a fait l'objet d'un rapport émis par le SEN, service de l'Etat en charge de la question des risques. Ce rapport, malgré qu'ils (ntldr : le service en question) aient relevé que la quantité d'eau présente sur le site n'était pas suffisante pour enrayer un départ d'incendie, indique que la mortalité en cas d'incident de type Buncefield serait de 10%. La conclusion est écrite en ces termes :

-"constitue un risque acceptable".

Or, le plan émis par le DCTI pour définir les zones de mortalité, démontre, si besoin était, que ce sont alors les 5'000 personnes qui évoluent autour : travailleurs, employés, simples automobilistes, voyageurs en train, visiteurs d'IKEA, résidents du centre de requérants, usagers du centre d'affaires de Blandonnet qui seraient touchés.

10 % de 5'000 personnes représentent donc : 500 personnes. 500 morts.

Conscient du danger de leur propre installation, la société exploitante de l'époque s'est opposée à la construction du centre d'affaires, mais aussi d'IKEA. Le Tribunal fédéral a été saisi de l'affaire et a rendu un avis aussi clair que possible :

-"l'exploitant de l'installation doit cesser son activité et partir à ses frais en raison de l'augmentation du risque par l'urbanisation de la zone" en substance.

Donc, nous sommes en face d'un déni... de bon sens, de respect de nos autorités représentatives élues, de notre plus haute instance de Justice et en pleine contradiction des plans établis par l'Etat lui même.

Mieux encore... imaginons que l"' accident qui n'arrivera jamais" arrive... les 500 morts, paix à leurs âmes, seront morts dans d'atroces souffrances... les grands brûlés eux, le survivants, devront quant à eux être déplacés à travers toute l'Europe, car nos centres que sont le CHUV et l'HUG de Zurich ne peuvent pas accueillir plus de 30 lits... 30 patients... alors qu'ils se chiffreront plus en centaines... qu'en dizaines.

Mais au fond... que sont les vies humaines...

La vraie question... qui fait mal... qui paiera ?

Les assurances auront vite fait de démontré que l'Etat a laissé une site dangereux en plein coeur d'une zone urbaine, contrairement à l'avis du TF, contrairement à la moindre de bon sens... donc... le responsable qui paiera c'est l'Etat.

L'Etat c'est qui ?

A Buncefield en 2005, il n'y a eu aucun mort par chance c'était un dimanche matin à 6h, et cette installation n'était pas à 40 mètres de la population... par chance...

Il y a un dernier point qui n'est évalué nulle part... en cas de catastrophe, à cet endroit précis... les routes, autoroutes, le chemin de fer, et même l'aéroport par son axe sud seront impraticables... c'est donc Genève, du moins une très importante partie du Canton qui seront de fait... bloqués.

Et là, économiquement parlant... les conséquences seront difficilement chiffrables. Mais l'argent... quelque part, ça va, ça vient...

Les vies humaines détruites, brisées... cela est à mon sens... bien plus important...

Non les citernes ne valent pas ma vie... pas plus que la vôtre...

Non, décidèment ces citernes ne valent pas nos VIES.

Stéphane Valente